Mère maquerelle

Si j’étais rémunérée au nombre de jours passés à s’aimer ou à se renifler, au nombre d’orgasmes éprouvés et de bébés nés, je serais peut-être millionnaire, qui sait…? Mais en prison.

Et pourtant… je n’ai jamais contraint personne. J’aime juste que les gens s’aiment. Ou au moins qu’ils aiment s’aimanter.

Souvent, l’alchimie aurait opéré sans moi. Mais parfois, j’ai donné un petit coup de pouce (non, pas là, enfiiiiin….), j’ai été une passerelle, facilitant le lien entre deux personnes qui ne semblaient pas destinées à se croiser horizontalement un jour.

Je crois que ça m’excite un peu. Je ne suis pas voyeuse, je serais même très gênée d’apercevoir mes amis en train de faire du sexe. Mais par procuration, j’ai l’impression de participer (un peu) au plaisir qu’ils se donnent. Et, du coup, de faire un peu de bien au Monde. Rien que ça…

Certains sont ensemble depuis plus de 10 ans, ont des enfants. D’autres se sont aimés pendant quelques mois, quelques années, puis séparés. D’autres se sont simplement envoyés en l’air allègrement. Mais j’ai souvent vu juste.

Une seule fois, les choses me sont retombées dessus. Et pourtant je n’avais rien fait cette fois là, puisque les protagonistes s’étaient parlés sur mon facebook sans que j’intervienne… Ils sont tombés fou amoureux alors qu’ils ne se voyaient que pour la bagatelle. Le problème, c’est qu’il était marié, et que sa femme est tombée enceinte peu de temps après le coup de foudre adultère. Évidemment…

Sur ce coup là, tout le monde a été malheureux. Et des personnes extérieures à la scène (des « amies »…) s’en sont violemment prises à moi, coupable d’avoir été entremetteuse à l’insu de mon plein gré.

Alors je m’interroge… N’est-ce pas trop risqué d’œuvrer ouvertement pour que les gens jouissent ? Bien sûr, il y a eu des peines, mais quand on fait la balance, n’y-a-t-il pas eu plus de joie, de sensations exquises, de fous rires, de désir, d’amour…?

Je crois que je vais continuer… La vie est dure, la vie est courte, je reste convaincue qu’il faut jouir, rire et ressentir avant de mourir. Et ceux que ça dérange ne l’emporteront pas rue de paradis.

 

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4 commentaires pour Mère maquerelle

  1. Rod dit :

    Ne change en rien, surtout pas. Encore merci pour ma part.

    • R. dit :

      Tu sais quoi…? Ça me touche beaucoup ce que tu me dis… Et ça me rassure, même… 🙂 Pour tout te dire, j’avais un peu peur que tu lises ce billet, j’ai failli te prévenir et puis… Ca y est, j’ai mon sourire concon ! 😀

      • Rod dit :

        Bah comme tu dis il y a eu des joies, des sensations, des fous rires, du désir, de l’amour, de beaux voyages, des rencontres et bien plus encore… donc voilà… garde ton joli sourire 🙂

  2. Zyk dit :

    Je pense que les gens qui font ça sont extrêmement important vu la quantité d’histoires à côté desquels on passe par peur de parler à la personne, de se faire rejeter. Alors que si l’on a un petit coup de pouce…

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