Impuissante

Je l’aimais, il m’aimait,
il m’aimantait, je le tentais,
je l’aimantais, il me tentait,
son corps tendu, son cœur à nu,
mis dans ma main, contre mon sein,
en toute confiance, une insouciance,
des corps à corps, encore plus fort,
encore plus doux, à rendre fou,
parfois l’espoir, parfois le noir,
mais toujours là, le palpitant,
roulant les R, tambour battant,
atomes crochus, cœurs accrochés,
corps écorchés, et nos mains nues,
s’entremêlant, même sous la pluie,
l’eau ruisselant sur le tapis,
c’était nos larmes, douces et salées,
qui dégoulinent de se quitter,
son émotion, ma confusion,
mon émotion, et le ronron,
de nos sanglots vides de mots,
personne qui n’ose vivre l’osmose,
du sexe épique, chaud et toxique,
mon impuissance à son bonheur,
son beau sourire, aussi nos pleurs,
et la tristesse de nos silences,
face à cette foutue évidence,
la confusion, et la douleur,
Et mille façons de briser le cœur.

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