Me, myself and I

Masturbation.

Hu-hum… doux sujet.

Petite, je me caressais parfois, mais je n’ai pas de souvenir d’une grande efficacité. Peut-être un léger frisson, je tâtonnais.
Vers 12-13 ans, nous en parlions entre filles, c’était le début de l’exploration. Seulement, à cet âge, dans ma bande en tous les cas, « s’explorer » signifiait « aller voir dedans ». Glisser un doigt pour voir jusqu’où on pouvait s’introduire. Et, personnellement, ça me laissait de marbre.

Puis je me suis fait dépuceler, avec chamoune en apéro et premier orgasme à la clé. Petite veinarde que je suis… Je connais tellement de filles qui ont goûté au 7e ciel des années après avoir vu le loup. J’en soupçonne d’ailleurs quelques rares de ne pas savoir qu’elles n’en ont jamais eu. Et je me suis souvent dit que si j’étais lesbienne, je leur offrirais volontiers cette première explosion.

Je me suis mise alors à apprivoiser ce délicieux bouton caché dans mes replis. Et j’étais loin de me douter de son exquise amplitude.

Mais je ne me suis jamais beaucoup masturbée. Aujourd’hui encore, je peux dire que je ne suis pas une très bonne élève… Je le fais peu. Enfin, je le fais peu seule.

Seule, j’y ai plutôt recours quand je me sens nerveuse, peu prompte à m’assoupir malgré ma fatigue. Je me tourne et me retourne dans mon lit, gigotante, une folle bicyclette dans le cerveau, et je me souviens d’un coup de ce moyen efficace pour canaliser tout mon être. Je m’installe alors confortablement, sur le dos. Jambes nues ouvertes, je glisse mes doigts dans ma bouche pour y déposer un peu de ma salive, puis je les laisse pianoter et m’amener doucement au point d’orgue. Libérateur.

L’apaisante endorphine m’envahit, mes muscles sont détendus, mon cerveau ne pédale plus, je me recroqueville et sombre.

Mais quand j’ai envie de sexe, ardemment, la masturbation me frustre. Il me manque le corps-à-corps, les mains qui me pétrissent, le souffle dans ma nuque, les jambes qui m’enserrent, le bassin qui me cogne et le sexe vivant, palpitant, tout au creux de moi. Quand j’ai envie de faire l’amour, j’ai envie d’un autre. Pas juste d’un orgasme.

Je le confesse, il m’est arrivé, quelque fois, de le faire dans une atmosphère hautement érotique, fantasmant sur un homme ou une scène en particulier. Parfois même, c’était un rendez-vous galant à distance, un amant savait que je le faisais, ce soir, chez moi. Et lui le faisait aussi, de son côté. Alors je l’imaginais bander en pensant à moi, se caresser en revivant nos derniers ébats, ou en rêvant nos futurs. Au moment où je montais, je le visualisais pressant puissamment son sexe, yeux clos, tête inclinée, se mordant la lèvre, et se tendre d’un coup quand son sperme jaillissait. Une demi-seconde plus tard, je le rejoignais.
Ces rares fois ont été puissantes. Déroutantes, même.

Par contre, je le fais volontiers pendant l’amour, presque à chaque fois. Caresse délicieuse et si efficace, elle transcende la pénétration, et est – parait-il – un spectacle ravissant.

En fait, je crois que le sexe solitaire me parle peu. J’aime trop partager le plaisir, être entre des mains, contre un corps.

Être prise, avec gourmandise.

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16 commentaires pour Me, myself and I

  1. Alex dit :

    L’association entre la masturbation et la pénétration (face nord ou sud …en alternance hein) est un pur délice… je suis entièrement d’accord avec toi, ça ne remplace pas les ébats entre deux partenaires, ça les transcende !! Vive la gourmandise 🙂

  2. Lili Mac dit :

    Ça bouillonne de partout partout partout chez toi… Enjoy !

  3. Fabien dit :

    Je trouve rarement des différences entre les hommes et les femmes qui tiennent la route longtemps, ou qui supporte une analyse « réellement » objective (et c’est pas facile des fois..) Par contre sur la masturbation je crois qu’il y a vraiment quelque chose : rare sont les mecs qui ne se branlent pas régulièrement (moi le premier) (sauf s’il sont « vraiment » heureux en couple (et encore ^^)) mais j’ai souvent entendu des femmes avouant rester des semaines sans y toucher du tout ou simplement comme toi : ne s’étant « jamais beaucoup masturbée »..

    C’est peut-être simplement physiologique (comme l’autre différence avérée, celle de « porter des charges lourdes » 😉 ) et on aurait besoin d’évacuer « la production » plus ou moins continue de sperme, mais je crois pas que ce soit seulement ça… Je sens une vrai différence… Reste à découvrir laquelle 😉 Mais pas ce soir apparemment 😀

    A suivre 🙂

    • R. dit :

      Je te l’accorde, tous mes potes se masturbent régulièrement, certains quotidiennement alors même qu’ils sont « heureux en couple » (et je n’y trouve rien à redire). C’est moins le cas pour mes copines, mais à lire certains blogs (http://leplaisirsolodesfilles.wordpress.com/), certaines femmes pratiquent l’onanisme très fréquemment. Et c’est tant mieux. 🙂

  4. BaggerFred dit :

    Tiens, grâce à ceci (http://www.madmoizelle.com/godemiches-rammstein-27399), tu peux t’adonner au plaisir solitaire avec ces 6 godemichés qui ont été moulés directement sur les pénis des membres du groupe Rammstein °=))
    Pour amateur seulement … Let’s rock !!

  5. Ping : Verdict (fin) | Du sang, du sexe et du lait maternel

  6. Lady Sue dit :

    Chez moi, la masturbation est essentielle, car elle entretient de façon évidente mes fantasmes, et le désir de les réaliser. En aucun cas cela n’amoindrit mon désir pour mon amoureux ( c’est sa crainte, et je ne parviens pas a le rassurer, même si cela m’arrive tres fréquemment, je ne compte plus… ). Comme pour vous, R., j’ai besoin de scenariser ces séances en solo, et leur aboutissement peut être parfois spectaculaire :les seules fois où j’ai été « fontaine », c’est au cours de mes séances de plaisir solitaire !!

  7. Lady Sue dit :

    Au fait, c’est quoi « chamoune « ??

  8. Lady Sue dit :

    Mais si! ce mot existe bel et bien! allez faire un tour sur google et vous verrez! rien à voir avec la choucroute là non plus …. Mais je peux me passer de choucroute, pas de chamoune 😉

  9. Ping : Flattée | Du sang, du sexe et du lait maternel

  10. Ping : Alpinisme solitaire | Du sang, du sexe et du lait maternel

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