Where the sun will never shine

To put a finger where the sun will never shine… Ou alors, s’il arrive à y briller un jour, je ne veux pas savoir ce que tu as fait avant, mais quelque chose me dit que tu n’y as pas été de main morte. Et quand je dis main, je pense bras…

Ça me rappelle un reportage sur une maison d’hôte joyeusement nommée La Fistinière, dont les gérants ont l’air ma foi fort sympathiques et ont le sens du jeu de mots… et de la famille !

Bref… après cette introduction toute en poésie, entrons dans le vif du sujet : mettre un doigt dans l’intimité des hommes.

Parait que c’est le must. Que ça les met en orbite. Que c’est la jouissance absolue.

Alors forcément, ça m’intéresse. J’ai pour ambition d’être le meilleur coup de la Terre, et même si je sais que c’est impossible et que c’est une ambition ridicule, je sens bien qu’il y a une marge de progression, notamment en termes de pratiques.

Comme j’ai cru comprendre que certains de mes lecteurs – que je ne nommerai pas mais qui se reconnaitront – étaient friands de la chose, je me permets de demander des conseils.

Tout d’abord : passer le cap de l’idée même.

Je ne parle pas de moi. Si tu te souviens, j’ai accepté plus que l’idée, concernant mon intimité. Alors le bout de ma phalange supportera bien d’aller se loger dans des coins sauvages.

Je parle d’eux. Les hommes. Parce qu’après une étude poussée dans mon entourage plus ou moins proche (et quand je dis « poussée », comprends-moi bien et ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit…), je constate qu’alors qu’aucun ne refuse de fouiller le fondement de sa douce, l’immense majorité est bien plus frileuse quand il s’agit de sa propre rondelle.

Amazing, isn’it ?

Alors comment les convaincre de se laisser tenter par ce qui semble être les portes du paradis ? Une de mes amies avait réussi à y amener un de ses ex particulièrement homophobe (ce qui, j’imagine, n’aide pas à envisager le toucher rectal en toute sérénité), mais, au-delà de son indéniable talent, l’ex était sous taz.

Et comme je dis non à la drogue enfin presque, je ne saurais user de ce stratagème pour avoir gain de cause, si tant est qu’avoir le bout du doigt bien au chaud soit considéré comme une cause.

Pour tout te dire, je l’ai fait une fois. Au moment où j’étais harcelée par qui-tu-sais au sujet de ce-que-tu-sais, j’ai espéré que lui dire « ok tu me la mets si je te le mets » calmerait ses ardeurs.

Yes but no. L’homme était trèès motivé par mon joli petit cul.

Alors il a répondu un laconique « si tu veux », non sans une petite pointe d’angoisse dans le fond des yeux.

Fuck.

Alors je me suis dit qu’après tout, s’il appréciait, je me laisserai pousser les ongles, c’était peut-être l’occasion de le faire jouir un peu plus vite, ce qui, quand on a deux enfants en bas âge et des muqueuses qui ne sont pas en acier carbonique, peut-être utile parfois.

Alors je m’y suis attelée, sans trop savoir comment faire.

Et l’essai n’a pas été très concluant, ni pour lui, ni pour moi.

D’abord, il n’était pas très détendu, et, il me semble, pas dans une position appropriée. Plutôt fermé, le gaillard. Genre « je joue le jeu parce que je veux vraiment que tu m’ouvres les portes de TON paradis, mais je ne vais pas te faciliter la tâche non plus, faut pas déconner, c’est de MON trou du cul qu’on cause làààààà ! »

Alors il a fallu fouiller un peu. Ma bouche était affairée à gorgeprofonder, c’est-à-dire que j’avais réussi à entrer la moitié de son sexe dedans, mon index était humide de ma salive, je caressais ses testicules, je massais son périnée, et je me faufilais tant bien que mal pour atteindre l’entrée tant convoitée.

J’ai introduit le bout de ma phalange et l’homme ne s’est pas vraiment décontracté. Non… il s’est plutôt raidi. A sa décharge, je ne peux pas le blâmer, moi-même… Bref.

Du coup je n’ai pas trop osé gigoter, je ne savais pas quoi faire : aller et venir ? Onduler ? Appuyer ? Touiller ? J’ai tâtonné sans constater beaucoup d’effet.

J’ai donc assez vite compris que c’est pas ça qui sauverait ma mâchoire.

Alors au bout d’un moment, je suis ressorti sans trop savoir quoi faire de mon doigt, j’ai concentré mon attention sur mes maxillaires pour tenter de leur éviter le traditionnel déboîtage (à cause de cette connasse de Da Cruz, un jour, je te raconterai…), et j’ai accompli vaillamment mon devoir.

Et j’ai bien été obligée de tenir mon « engagement ».

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot.

Alors je veux bien vos conseils éclairés… dites-moi tout, sivouplé !

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28 commentaires pour Where the sun will never shine

  1. dit :

    Je ne pourrais pas t’aider sur ce coup là : autant sur des discussions théoriques, toujours très habillées et avec une distance de sécurité physique appropriée, une certaine personne de ma connaissance dont je tairais le nom admet volontiers le concept, autant son corps dans le feu de l’action montre instinctivement comme ses fesses sont très musclées, façon « la plage c’est par la bas », en imaginant des fesses en lieu et place du biceps, et comme son anus est en bonne santé et vigoureux.
    C’est une bonne chose aussi, quelque part, si jamais on vieillit ensemble…

    • R. dit :

      😀
      Merci pour ce fou rire du matin… Toujours ce fossé entre la théorie et la pratique. Récemment, un pote m’a dit que les mecs qui ne se laissaient pas mettre un doigt dans le cul pendant la fellation n’avaient vraiment rien compris. Et je te parle d’une grosse caille-ra ! Comme quoi… 🙂

  2. Marie dit :

    Merci à vous deux, Zé et R pour m’avoir bien détendue ce frais lundi matin d’hiver! Pour ce qui est des conseils, je rassemble mes esprits et j’essaie de répondre… Pas sûr que j’y arrive! A bientôt, de toutes façons. Ce blog me ravit. J’en ai lu un bon peu comme on dit chez moi, et j’y reviens! Have a good day.

  3. Malicia dit :

    C’est vrai que c’est assez marrant leur obsession pour notre derrière et leur refus total qu’on touche au leur …
    Pourtant, ça n’a rien de désagreable …
    Et je confirme qu’un petit doigt bien placé pendant une fellation donne un résultat assez surprenant !

    Ah … les hommes et leurs « principes » …

  4. non non dit :

    y aller doucement et avec naturel… et pis si lui n’aime pas, ben pas grave, plein d’autres territoires!
    En tous cas, rien forcer (c’est à dire ni soi si on a pas envie, ni l’autre si il n’a pas envie); de mon expérience, ça a toujours été apprécié en tous cas…

    • R. dit :

      Oui, bien sûr, je ne comptais pas y aller aux forceps… 😉
      Mais c’est de conseils techniques, dont j’ai besoin… position, action du doigt, arguments persuasifs… 🙂

  5. Ju dit :

    Oui oui oui, je prends aussi les conseils techniques!! 🙂 R. Il faudrait rajouter dans la description de ton blog, que celui ci a aussi une valeur pédagogique. Allé j’attends les bons conseils parce que j’aimerai bien mais je ne sais pas comment bien faire.

  6. Fabien dit :

    Je crois que pour les hommes c’est pareil que pour les femmes : il faut essayer de toucher le plus de « trucs » possible « en même temps », et ne pas « donner l’impression » de focaliser sur un seul endroit.. surtout si c’est un endroit « secondaire » pas « directement » érogène.. C’est un jeu ou tu gagne 1 point par endroit « secondaire » que tu caresse en plus du « primaire » 🙂 à 5 t’as une partie gratuite 😀

  7. Marie dit :

    Ben… Pendant la fellation, descendre doucement vers les noisettes du cobaye, y aller langoureusement, tranquillement, pas pressée la fille. Continuer d’explorer. Le mieux, c’est lui allongé, et toi entre ses cuisses ( à la classique). Et puis continuer à descendre et lui faire une petite feuille de rose. Si c’est délicieux pour nous (perso, j’adore, c’est si doux ce contact incongru… Ca me plonge en état de délectation… Mais, je m’égare, je m’égare…), c’est délicieux pour eux. Donc lui OFFRIR ce super cadeau, un peu surprenant parfois… Pis après yapuka, doucement, tranquillement toujours… J’ai fait ça une première fois, à l’intuition… Je m’en souviens bien et lui aussi je crois… Et surtout, pas d’ongle!!!

    • Fabien dit :

      ben tout est question de mesure, les ongles qui se baladent tout doucement sur les couilles humides, glissante et bien rasée 😮 heuu moi je me tiens plus en place avec ça hein 😉

    • R. dit :

      Oui mais si l’homme est allongé, ses fesses sont… fermées, non ? Ou alors il faut qu’il plie les jambes ???

  8. Tomas dit :

    Je vais y aller de ma petite contribution.
    Je crois qu’on peut être assez bien obsédé par le cul des femmes (je confesse) sans pour autant ressentir les mêmes sensations (même si on aimerait…)
    Je n’ai jamais été très convaincu par les différents essai opérés sur ma personne. Mais je compte persévérer.
    La base de tout, c’est la détente et le lâcher prise. C’est justement quand on veut « expérimenter » qu’on se ramasse. Il faut que ça vienne à la fois brutalement et en douceur (vous me suivez ?), sans presque le demander.
    Je pense aussi que plus encore que chez la femme, tout n’est pas question de profondeur mais bien de stimulation et de mouvement… les parties sensibles dans cette zone ne sont pas forcément les plus éloignées…

  9. barbara dit :

    Essai non transformé pour moi non plus. Malgré notre motivation partagée (moi plus que lui, faut pas déconner non plus), j’ai jamais trouvé son point P. Cela étant dit, l’introduction d’une sexe me procure plus de plaisir qu’un doigt. C’est peut-être la même chose pour lui ? Mais si c’est le cas, il risque de me quitter pour voguer vers de vrais phallus. Arghhhhhh !

  10. dita dit :

    Il me semble que le bord est plus innervé …
    et que ce qui les excite le plus est plus l’idée de se laisser aller que le geste lui même. sinon la langue , c’est pas mal non plus du tout !
    🙂

  11. non non dit :

    voui à l’intuition,quand on en a envie; c’est vrai, l’envie le plus important! pis les zong’ coupés courts (c pas un truc de pouff’!). Pour ma part jamais très profond aussi, de toutes façons pas envie de le lui mettre profond, alors….

  12. Je commenterai quand j’aurais débourré.

  13. Zoulmi dit :

    Désolé du retard, j’ai des problèmes avec mon lecteur RSS.
    J’ai pas lu tous les commentaires et je suis fatigué donc je commente vite fait avant d’aller dormir, je rajoute les détails demain.
    Le « point G des hommes », aussi appelé point P, est la prostate. Tu a wikipedia et google pour te dire où c’est, mais en gros c’est comme le point G il faut appuyer dessus et le triturer (pas exactement pareil, vérifie sur les dessins en coupe de livres de médecine.).
    Utilise du vrai lubrifiant, pas de la salive, même si, dans le feu de l’action, c’est aussi chiant à aller chercher dans la table de nuit qu’une capote. Mais ça glisse tellement qu’on dira que la salive c’est sec. (Je parle du bon lubrifiant, bon courage pour tous les tester.)
    Commence par mettre la langue, c’est moins rugueux. Aussi, on parle d’ongles mais la peau sèche d’autours des ongles est plus douloureuse. Mon pénis fait moins mal qu’un de mes doigts, donc c’est pas le diamètre qui compte. Et un gode fait moins mal qu’un doigt de mon ex, mais pas de ma copine actuelle.

    • R. dit :

      Zoulmi, toujours aussi précis… 🙂 Merci.
      Mais deux questions subsistent : la position idéale pour que monsieur soit un peu « offert », et les arguments pour le convaincre. Une idée ?

  14. zut dit :

    Une idée ?
    Oui, prendre le contrôle de la situation (et du bonhomme).
    Commencer par lécher le chantier de haut en bas et arrivé au point critiquer continuer avec la pulpe du doigt.
    Tourner en rond sans pénétration autour de rondelle, tout en rétrécissant le cercle.
    Bref une caresse envahissante, douce mais devenant tout doucement de + en + précise.
    Moduler l’intensité de la fellation du faible vers le fort en fonction du degré de pénétration (très peu la première fois).
    Il faut arriver a donner l’envie que ça recommence en mieux. (il le dira pas mais tu le sentiras bien).
    Bref le laisser sur sa faim.
    L’idéal c’est de lui faire replier un peu les jambes sous prétexte que tu peux mieux caresser.
    Voilà la feuille de route.
    Le hic c’est que par expérience y en a qui font ça bien (et c’est vraiment bien) et les autres…
    D’ailleurs y en a qui font tellement bien qu’on leur passe les dents râpeuses.

    Au boulot !

    • R. dit :

      Je découvre votre commentaire qui était passé en indésirable, je ne sais pas pourquoi… Il est TRES instructif ! Merci, et bienvenue ici… 🙂
      (Et j’espère que je serai du bon côté de la barrière… je n’ai pas les dents râpeuses, c’est déjà un bon début ! 😉 )

  15. Je ne sais pas si j’ai grand chose à ajouter au commentaire de Zoulmi, hein. Moi, j’ai pas encore découvert l’extase prostatique, mais je trouve qu’un doigt délicat (ou parfois plus) ajoute un vrai plus à la fellation. J’ai le souvenir nostalgique d’une pipe prodiguée par L*** (qui, en plus, savait faire gorge profonde) avec deux ou trois doigts dans mon fondement ; étonnamment, j’avais une érection assez molle, mais j’ai joui comme rarement.
    Bon, je pense que pour « convaincre », faut simplement y aller doucement et sans trop insister. Imaginons que la main libre caresse les couilles, flatte le périnée, et bien lubrifiée, caresse juste l’anus, revienne ailleurs, puis l’air de rien, s’immisce un peu plus doucement dans le trou du cul. reparte, etc. Après, faut évidemment s’adapter au partenaire. S’il ne veut pas, il ne veut pas, mais si c’est par « tabou », le fait d’être dans le feu de l’action et de sentir ce plaisir en plus pourrait lui faire baisser la garde…

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