Le jour où l’un d’eux s’est reconnu

Oups.

Tu t’en doutes, certains des protagonistes cités ici ne savent pas qu’ils le sont. Ne savent même pas que ce blog existe, d’ailleurs. Et avec ma chance légendaire, le seul dont j’ai écrit le vrai nom s’est gogolisé il y a peu. Veine ultime oblige, je ne l’avais pas épargné.

Pourtant, tu me connais, c’est pas mon genre. Je suis plutôt une gentille fille. Mais poissarde.

C’est ainsi qu’il est tombé sur ça.

Et m’a envoyé un petit message sur le thème « faut qu’j’te cause ».

12 ans que je ne l’avais pas vu, le mec.

En belle bleue que j’étais, j’avais mis son nom de scène. Je l’avais quand même gogolisé, mais à l’époque je devais être lue par deux personnes et demie, donc totalement ignorée. Apparemment, ça a changé (merci les gens !)…

J’ai illico modifié son nom et tout ce qui pouvait le faire reconnaître. Et j’ai envoyé un mail de plates excuses pour cette exposition peu flatteuse.

Comme c’est un bon garçon, il m’a répondu gentiment, et nous avons échangé pendant quelques jours.
Et j’ai eu sa version.

Comme quoi, il faut communiquer, bordel. (Et dans communiquer, il y a…)

Parce que voilà comme il a, lui, vécu la situation.

Une fois au lit, il a voulu me faire un cunnilingus, ce qui est tout à son honneur. Devant mon absence de réaction sonore (me not a screamer, et encore moins une simulatrice), il a essayé un autre truc. Son crâne.
Lui-même en rit aujourd’hui, en même temps…
Comme, de fait, je n’étais toujours pas au niveau de décibels requis par son ego, il s’est dit, l’impatient, que j’étais une pure vaginale. Et il m’a pénétrée.

Mais… oh ! C’est tout serré !

Ben oui, gars, sportive la fille. Et ma mère, elle m’a appris toute petite à contracter mon périnée (merci maman).

Il a senti qu’il allait éjaculer beaucoup trop vite pour conserver son aura (bullshit, by ze way, il m’arrive de jouir en 2 minutes et 17 secondes), a paniqué, s’est retiré et est parti en courant recueillir ses petits mozart discretos dans sa mimine velue.

En revenant, il a tenté maladroitement de camoufler l’histoire, persuadé que je l’avais grillé.

Laisse-moi te dire que pas du tout. Moi j’étais en train d’halluciner sur ce rustre mauvais coup. Alors que c’était juste un jeunot tâtonnant et un peu arrogant, mais de bonne volonté, finalement.

Dingue. Bon, on avait 20 ans, hein. Mais quand même.

Bref. De l’importance du dialogue.

Ça m’a touchée d’avoir de ses nouvelles de triple père de famille. Et heureusement, il m’a assuré que ça n’était pas un de ses élèves qui l’avait prévenu… mais aussi que pendant quelques temps, il se poserait la question à chaque regard appuyé.

Oups.

Désolée, B.

Reste plus qu’à espérer que Da Cruz ne va pas se gogoliser.

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11 commentaires pour Le jour où l’un d’eux s’est reconnu

  1. Gawel dit :

    Oh punaise… Pas de bol !!!
    Et son surnom de capoeriste, tu l’enlèves pas ?

    Mais c’est chouette d’avoir sa version parce qu’en effet, à la relecture c’était toujours aussi… étonnant (je reste soft). Et donc t’avais exagéré, il est pas passé au crâne directement 🙂
    Moi j’aime bien la barbe courte. Pas trop appuyé s’il vous plaît, ça raye le capot, mais quand même, j’aime bien.

    • R. dit :

      Son surnom de capoeiriste, je l’ai aussi modifié, bien sûr…
      Et oui, j’avoue, il m’avait mis deux-trois coups de langue d’abord. Mais je n’avais pas eu le temps d’apprécier et de m’exprimer qu’il était déjà passé au crâne.
      Quant à la barbe courte, personnellement, j’adore. Esthétiquement. Avec le crâne rasé – mais pas à blanc -, et c’est parfait. 😉

  2. usclade dit :

    Grandiose ! 🙂
    Internet c’est magique, tu te rends compte tu aurais pu mourir sans jamais savoir ce qui s’était réellement passé !!! Vivement que chacun des autres protagonistes exercent à leur tour leur droit de réponse sur tout le reste des billets qui les concernent 🙂

    • R. dit :

      Oh ben j’adorerais ! Mais comme en fait la plupart de mes billets sont élogieux, ceux qui me lisent me répondent en message privé, voire de vive voix. 🙂

  3. Chut ! dit :

    Ah ah ! Après autant d’années, il y a de toute façon prescription, non ?
    Heureusement qu’à l’époque il n’était ni marié ni papa… Tu imagines si ce coup raté s’était passé hier et que sa femme, juste histoire de s’amuser, le gogolise ? Elle l’aurait rasé gratis, je crois !

  4. Je souris mais ça peut se révéler fort désagréable. Bon, ici pour le coup, c’est plutôt une « happy end », mais c’est embarrassant, non ?
    Je crois que je vais en rester à mes A***, B*** et C*** moi 😉

  5. Sir John dit :

    Une preuve éclatante que même au lit les hommes pensent avec leur tête, contrairement à une idée reçue très répandue…:) Hilarante cette histoire!

  6. Cath dit :

    Tu avais écris son vrai nom ? Mais tu es totalement dingue (je t’adore) ! En plus, je réalise que tu connais mon vrai nom, ma vraie vie, TOUT !! Arghhhhh, je vais vivre dans une angoisse terrible maintenant !! Adieu.

    : )

    • R. dit :

      J’avais mis son vrai nom… de scène ! Pas son état civil, quand même.
      En ce qui te concerne, tant qu’on ne couche pas ensemble, je ne dirais rien. 😀

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