Reprise du service

Les amis, je me suis remise en selle. Et je ne parle pas de la chouette balade à cheval offerte par mes coupines il y a 15 jours.

J’ai mis plus de temps que je ne le pensais, mais j’ai renquillé.
Bon, j’ai pas mis des mois non plus, mais je m’étais imaginée qu’après ma séparation/pause – c’est pas bien clair, ni pour moi, ni pour lui, je crois – ça serait open bar. L’explosion. Après 7 ans…

Et en fait non. D’abord ça m’a sacrément secouée, et triste est un mot un peu faible pour caractériser l’état dans lequel j’étais. Du coup, je n’avais pas la tête à ça, ou alors ça aurait été une fuite en avant. Me gaver pour ne pas cogiter.

Mais une fois le désespoir estompé, Miss Hide est passée par moi, thanx my hormones.

Bon et là, tu me connais : je ne sais (presque) plus me tenir. Or aujourd’hui, je peux saisir les perches qu’on me tend, ce qui n’était pas vraiment le cas auparavant.

Je l’ai jouée prudente, pour commencer. J’ai tapé dans du connu. Et du efficace.

Il m’a quand même fallu une première soirée à être au taquet intérieurement, et à ne pas oser sauter sur l’ancien amant. J’étais là, avec ma toute nouvelle et ravissante robe à pois, clouée sur mon canapé, envahie par des scènes sauvages mais incapable de me lancer. Je te l’ai déjà dit, et je sais que tu ne me crois pas, mais je suis timide.

Pourtant, je savais a priori que l’homme serait ravi. Il me l’a toujours dit. Mais je me sentais comme empotée, et j’avais surtout très peur d’être déçue. J’avais beau savoir que l’homme était talentueux et généreux, j’avais peur que ça ne soit pas comme je le voulais, comme ce qui m’avait manqué, parfois.

On s’est regardé et ça se voyait qu’on était au bord, tous les deux. Mais aucun n’a dégainé. Alors vers minuit, on s’est claqué une bise, et séparé.

Heureusement, il y a facebook cet objet de Satan. Et je suis indéniablement plus loquace, plus à l’aise à l’écrit. Alors dès le lendemain matin, quand j’ai vu sa trombine apparaître, j’ai attaqué.

Il n’a pas fallu beaucoup de mots pour qu’il comprenne que Docteur Jekyll était en sommeil, et qu’il fallait venir abreuver l’animal.
Rendez-vous pris le soir même. Me happy, lui aussi.
Anxieuse, aussi, un peu…

G. arrive le soir même, pimpant, souriant.

On se pose, il me demande s’il peut rouler un joint. Avec plaisir, mon coco, mais… Voyant mes doutes, tout en faisant son collage, il m’annonce qu’il va me faire un long massage. Comme il sait si bien les faire.

Ca commence souvent comme ça, entre nous. C’est l’excuse toute trouvée.

Joint fumé, G. saisit mon huile d’amande douce, attrape ma main tout sourire, et m’allonge sur mon lit, sur le ventre. Il ôte mon tee-shirt, dégrafe mon soutien-gorge, remonte mes cheveux, et verse goutte à goutte le liquide dans le creux de mes reins. Je frémis…

Puis il me pétrit, malaxe un à un mes muscles endoloris, passe sur mes flancs, pas loin de mes seins. Je souris intérieurement.

Je lui dis que mon sacrum est bloqué, et c’est vrai, en plus. Je veux dire, ça n’est pas UNIQUEMENT une technique pour le faire descendre sur mes fesses…

Ses doigts descendent, appuient sur le point douloureux, passent légèrement sous mon jean. Il dépose un baiser sur mon cou si sensible. Voit mes yeux clos et ma bouche entrouverte, lascive. Je sens son souffle qui parcourt mon dos, ses dents qui mordent mes épaules. Je sens mes mains qui cherchent ses cuisses, et mon bassin qui bascule, qui cambre, qui se frotte à lui, assis sur moi.

Alors il me soulève, un peu, juste le temps de dégrafer mon jean, et il le baisse, doucement, embarquant ma culotte, découvrant mes fesses qu’il baise délicatement.

Je lui demande de s’allonger sur moi, de m’écraser, de me serrer. Il s’exécute, après avoir retiré ses vêtements. Je sens son corps lourd et chaud tout contre moi, son poids qui me contraint, et son sexe enflé et humide entre mes cuisses.

Nous ondulons, et je me sens fluide. Son sexe à l’entrée du mien, qui ne demande qu’à l’aspirer. Alors il me pénètre, sans effort, m’emplit de lui. Et c’est exactement ce que je veux. Je veux être prise. Littéralement. Je ne veux pas de caresses adolescentes, je veux être pleine, je veux que ça envoie, je veux que ça cogne. Et que ça monte… vite.

Il me demande si je veux qu’il fasse autre chose, je lui réponds « Continue… ». Il me chuchote à quel point je l’excite, et je sens une onde violente me parcourir.

Je saisis sa main et l’amène sur ma nuque. Il comprend, et engouffre ses doigts dans mes cheveux, pour mieux les saisir, pour mieux me tenir, pour ouvrir ma gorge, cambrer mes reins, voir mon air. Il se sert de cette poigne pour prendre appui et rebondir en moi. Je sens que je monte, mains dans mes replis, cadencée par son rythme, je sens que lui aussi. Je lui jette un regard légèrement flou, ris, et referme les yeux pour mieux le sentir palpiter en moi. Il me bouscule, et j’adore ça.

Nous explosons de concert.

Puis il s’échoue sur moi, dégoulinante. Mord ma nuque. Tourne mon visage vers lui et m’embrasse fougueusement.

Il se retire, main sur le préservatif. On se câline. On rigole.
Et on se lève pour fumer un joint.

C’était tout ce dont j’avais besoin.

Les jours qui ont suivi, je suis redevenue une honorable mère de famille.

Mais Miss Hide est revenue, ces jours-ci.

Du coup je le vois tout à l’heure.

Et cette fois, les choses sont claires entre nous. Il me l’a dit.

« Ce soir, je te plie. »

Cet article, publié dans Du sexe, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour Reprise du service

  1. zut dit :

    Et oui, même dans un désert il y a de la vie.
    Alors, dans une terre en jachère !

  2. Zoulmi dit :

    Félicitation !

  3. m é dit :

    Contente de te lire revivre un peu 🙂

  4. Gawel dit :

    YEAH!
    Peux pas trop en dire plus, suis dans le bus détourné pour cause de feu d’artifice…
    Hier moi j’ai fêté mes 7 ans de laine. Resto avec bons plats, obtenu qu’on prenne une bouteille entière qu’on a descendue, pas les petits, on était à pieds, ça partait bien. On a chacun exigé de goûter l’autre mais je crois que je l’ai trop dégusté, pas eu le temps de savourer la chevauchée… Il était tout penaud.
    Et aujourd’hui mal au ventre de mauvaise augure, confirmé depuis midi et tu me mets ces images sous les yeux… Je suis dégoûtée 😉 et super contente pour toi.
    (et j’en connais un qui a intérêt à bien profiter de ses vacances loin de moi parce ton texte me rappelle qu’il me manque un peu, moi qui fais en sorte de ne pas y penser)

  5. Moi aussi, j’ai remarqué que j’avais toujours une vie sexuelle très active quand l’automne arrivait 😉

  6. nanou dit :

    à l’heure où je lis tes lignes, tu dois avoir mieux à faire que du point de croix …. Je pense à toi et je t’envie un petit peu, dans mon sahara actuel !!! snifffff. Contente en tout cas de te voir revenir de plein pied ( prendre ton pied? ok! je sors!) dans la vie et de lire tes mots toujours pleins de promesses et de sensualité. Enjoy!!

  7. Quadramatique dit :

    Il a l’air drôlement au point, G 🙂

    (c’est nul mais je n’ai rien trouvé d’autre à dire, tant votre texte est troublant)

    Bisous!

  8. Paul dit :

    Un petit mot pour vous dire que j’ai commencé à lire, je l’avoue, ces lignes en diagonal puis, interpellé par une phrase ou 2 je me suis laissé prendre par le récit et ai repris une lecture plus assidue. C’est très bien écrit, direct, empreint de réalisme et de vécu, j’aime beaucoup. Bonne continuation.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s