Maternité

J’ai un drôle de rapport à la maternité.

Enfin, disons plutôt à L’ENVIE de maternité.
Parce que dans la vraie vie, je suis une mère tout à fait honorable, malgré quelques chelouteries. Je crois.

J’ai puissamment envie d’enfants depuis très longtemps. Une conviction inaltérable, une certitude absolue.
Il fut un temps, vers 24 ans, où je disais même que si je tombais enceinte d’un viol, je n’avorterais pas.

Bulldozer bizarre.

Je suis tombée enceinte. Pas d’un viol. Avec une capote qui n’a pas craqué. D’un mec un peu naze, que j’avais déjà lourdé avant de me rendre compte de la présence du petit locataire.

Et j’ai avorté.

Un peu pour suivre l’avis populaire, j’avoue.
Sous cachetons, je le concède.
Tristement.

Pour finalement ne presque jamais le regretter.
Une bonne façon de faire le deuil de mon fantasme à la con de petit métisse pondu à 25 balais, tout ça parce qu’en fille très originale que je suis, j’aime bien Bob Marley.

En vrai, j’aime bien aussi – surtout – le rocksteady. Mais je presque-déteste le monde du reggae parisien, qui n’est rien qu’une immense galéjade interplanétaire, le royaume du jmelapète et de la mauvaise foi. Parenthèse refermée, oui oui, celle que je n’ai pas ouverte.

Puis, totalement angoissée à l’idée que peut-être je ne trouverais jamais l’homme de ma vie – j’avais des histoires d’amour pas très simples, faut dire… -, je me suis en quelque sorte autorisée à le faire à l’arrache. Au pire. Un jour.

Je sais, c’est mal…

Mais étonnamment, ça m’a bien détendue.
Et permis, finalement, de faire deux magnifiques lardons dans l’amour et l’adversité de la vie conjugale, avec un super chouette mec bien qu’un peu feignasse sur les bords et du genre à avoir beaucoup de bords. Une immense joie.

Le truc c’est que j’ai un peu envie d’un 3e enfant, peut-être. Pas tout de suite maintenant, mais un jour, qui sait…?
Une fille, j’adorerais. Pouvoir lui transmettre quelques valeurs décalées lui parler de la mooncup et aussi lui faire des couettes
Un garçon, pareil, j’en ai déjà deux et je savoure et je leur ai parlé de la mooncup à eux aussi, je suis une personne légèrement prosélyte sur certains sujets.

Et puis celui-là, je voudrais le pondre à la sauvage, vu que les deux premières fois, la péridurale a été une bonne blague mouahahah. Genre les inconvénients sans les avantages… D’ailleurs, toi l’anesthésiste pour numbertou, officiant à Lariboisière Paris Xe et répondant au doux nom de P., si je te croise, je te pète les genoux vais t’expliquer deux-trois trucs.
(but I love toutes les équipes de Lariboisière à part elle, big respect tout ça tout ça, pour de vrai)

Je ne peux pas nier que cette envie d’enfant altère parfois mes qualités de raisonnement, – pourtant tout à fait intactes, pourvu que ça dure…
J’ai déjà atteint mon minimum, que j’avais fixé à 2 enfants, et il m’est arrivé récemment d’envisager de m’arrêter là (plaisir de la tornade passée).
Raisonnablement.

Seulement voilà, j’ai beau être une fille carrée reconnue, je ne suis pas pour autant toujours raisonnable. On peut même dire que je suis régulièrement déraisonnée.
Et ce désir puissant, donc, peut parfois me faire flirter avec la limite.
A l’ancienne.

Par exemple, pendant les 3 mois qui ont précédé la rupture avec le père de mes enfants, j’ai repris la pilule. Convaincue que ça n’était ABSOLUMENT PAS le bon moment pour remettre ça.
Il n’empêche que chaque jour, à chaque comprimé, je me suis posé la question. Est-ce que je le prends ?

Je l’ai toujours pris.
En doutant.
Voire en espérant une foirade.

Et à chaque léger retard de règles, c’était l’angoisse absolue. Puis le soulagement de les voir arriver.

Je suis l’incarnation de la cohérence…

Alors quand j’y verrai un peu plus clair sur ma vie amoureuse, je vais sérieusement me poser la question : to reproduce myself again or not to reproduce myself again ?

Et si je me lance, reste à voir si la vie me le permet.

Ah oui, parce que je t’ai pas dit ? Je suis persuadée d’être presque stérile.
Oui oui, malgré mes trois grossesses, toutes arrivées dans des délais normaux, la première d’autant plus.

Sortez les entonnoirs.

Bon enfin, tout ça pour dire que… j’ai un drôle de rapport à la maternité.

—————————-
Photo prise 3 jours avant la naissance de Petit fiston. Tu reconnais les coussins ?

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16 commentaires pour Maternité

  1. Gawel dit :

    Ce partage entre espérances et soulagements, je connais bien.
    En ce moment mon corps est très enclin à envoyer des messages à mon cerveau, du genre « tiens ça y est t’as retrouvé ta ligne, tu peux remettre ça » ou « si tu tombais enceinte maintenant le loulou aurait plus de deux ans à la naissance » ou « c’était quand même chouette d’allaiter »…
    Et puis mon cerveau répond : ça va aller, hein ?! Deux c’est déjà beaucoup de boulot, de bruit en tous genre, de réveils nocturnes, de coïts interrompus avant même d’avoir commencé, de films écoutés tout bas, de jamais le loisir de finir plus tard ou commencer plus tôt sans une organisation de fou, enfin bref déjà beaucoup pour mon égoïsme naturel (que je chasse au galop).
    Mais je suis obligée de me le répéter à chaque fois 🙂

  2. dit :

    Y a-t-il un rapport normal à la maternité?

    Pour ma part, l’envie de procréer une 2e fois est modérée par la peur. Serais-je capable de tolérer un enfant? Certes, j’en ai déjà entre 1 et 4 selon le mode de calcul (M. Zé sait parfaitement agir comme tel, JJ squatte notre canapé quand il est trop célibataire, tel un grand adolescent qui revient chez ses parents quand ça foire, le chat est notre premier être vivant impliquant vaguement la notion de responsabilité, et puis il y a l’enfant biologique).

    Certes, dans la liste, il y a déjà un enfant, fruit de l’amour, décidé et attendu, sorti directement de mon utérus, même si mon cerveau n’a jamais réussi à faire ce lien là.
    On m’a beaucoup dit que c’était trop facile un enfant qui ne pleure pas, qui dort bien, partout, qui n’est pas sauvage, qui retrouve sa nounou avec bonheur même après un mois de vacances, qui a les dents qui sortent presque toutes seules, etc. (Oui, oui :etc.).
    Donc, avoir un enfant, en suis-je capable?

    • R. dit :

      Une chose est sûre : tu feras avec… parce que tu l’aimeras autant que ton premier enfant qu’on te jalouse toutes (en tous les cas, moi…).

  3. Sir John dit :

    Plaidoyer pour la…paternité.
    Chère R. comment dire que je vous comprends, alors que je suis un mec? A la réflexion, parce que je suis aussi un Papa. Et que cette grande aventure d’élever des bout’chous qui deviendront de grands humains, est toujours commune, (sauf malheur de la vie, mais même après séparation). Et que cette aventure dure en général au moins 20-25 ans, voire 30-35 avec les décalages. 24/7, sans « mode off », bref que c’est celle d’une vie.

    Comme toute aventure, le début influe fortement la suite. Et là, sur le début, et bien c’est toujours vous qui avez la main (sic!). Et pendant les 9 mois qui suivent, aussi. C’est pas que nous sommes exclus, mais…nous sommes exclus. Physiquement même. Et pour le reste, en tous cas, cela dépend de vous. Et qu’on le veuille ou non (justement pas!), la paternité est initiée là, à ce début.

    Mais nous, nous devons attendre, 9 longs mois, 274 très longs jours, 6 576 très très longues heures, 394 560 interminables minutes (moi aussi j’ai fait des maths!). Attendre pour savoir. Savoir si nous serons capables de tenir dans nos bras ce début de vie qui parait si léger, si intensément fragile, si magnifique. Le tenir dans nos bras sans le casser, plus habitués à nous en servir comme outils (au sens large) que nous sommes, qu’à cajoler très délicatement. Lui passer ses habits sans lui rompre la nuque, un bras ou ses deux jambes si fines et douces. Lui changer une couche sans, soit en foutre partout, soit s’évanouir sous l’effet de l’odeur, soit le laisser tomber par inattention, soit décider de le caler avec quelques volumes de l’Encyclopédie pour qu’il/elle arrête de bouger. Serons-nous capables de faire un biberon d’une main parce qu’on le tient de l’autre, sans le lâcher ; serons-nous capables de nous lever (si, si) à 3 heures du mat pour la rassurer plutôt que de lui en coller une. Ou d’en avoir envie. Ce qui à ce niveau revient au même. Serons-nous capable de deviner ses besoins, de le réconforter de ses peurs, de lui apprendre à faire ses premiers pas, de lui apprendre à lire, à grandir, à devenir un humain, sur tous les plans…et puis en garder aussi un peu pour la Femme (re)devenue Maman. Bien sur vous avez certaines de ses questions aussi, mais vous avez de l’avance.

    Lorsque vous êtes à 9 mois, nous en sommes à 0 minute. Contact. Une étincelle de seconde pour sentir, car c’est plus du ressentir que du savoir en fait. Et de toute façon, à cette 0ème minute, nous n’avons plus le choix. Quel que soit le ressenti, quelle que soit l’Emotion, nous devrons faire avec. Emotion avec un grand « E », car il y en a des tas, le plus souvent, d’une intensité insoupçonnée (par définition, ou alors dans une autre vie). Et pour chacun cela recommence. Nous ne nous connaissons pas, mais je suis du genre plutôt solide ; mais là, sans fléchir, je vous promets qu’on se sent bien peu de chose face à la Vie que l’on tient devant soi, à ce bout de soi que l’on touche enfin. Cela dure une fraction de seconde pour certains, des jours ou une vie pour d’autres. Et c’est insoupçonnable, non prévisible, avant. Certains rayonneront, d’autres tomberont dans les pommes, d’autres encore s’enfuiront.

    Oh, bien sur, pendant 9 mois, en théorie nous avons pu nous faire à l’idée d’être père. Mais entre l’idée, et le ressenti quand on tient son enfant dans les mains, il y a un Monde. Qui peut être conforme à l’idée, ou totalement différent. Et de cette fraction de temps où l’on mesure le Monde, dépend beaucoup de la suite de cette aventure d’une vie d’Homme.

    Alors voilà, vous avez les femmes, le pouvoir de faire que cette seconde soit la plus merveilleuse pour nous, de la transformer. Parce qu’ensemble nous l’aurons voulu, ensemble nous l’aurons prévu, ensemble nous l’aurons faits (nous aurons faits l’amour POUR le faire, parce que vous nous acceptez pour cela, autre intense expérience d’homme), ensemble nous l’aurons attendu, ensemble nous l’aurons vu naitre (non, là c’est notre privilège de le/la voir avant vous, même une seconde).

    Et parce que de cet « ensemble » dépendent les 25 prochaines années de notre vie (et de la sienne), alors, please, JAMAIS à l’arrache. Vous nous offrez votre corps (c’est théoriquement réciproque) lequel, du coup, nous adorons. Offrez-nous la paternité, nous l’adorerons plus aisément.

    Cheers,

    S.J.
    P.S. : je ne pose pas la question de saurons-nous l’aimer, car si nous avons l’occasion de le tenir dans nos mains à sa naissance, ou de le/la voir ouvrir ses yeux, ou plus tard quand il/elle est grande (si la vie est un peu compliquée), alors la question ne se pose plus. En une fraction de seconde, ce (ex-) petit bout’chou vous plante dans le coeur et dans l’âme un Amour qui ne se discute pas. Et c’est pas une fléchette, ce n’est pas même la flèche que vous y avez plantée vous. C’est un truc du genre grappin multi-branche, multi-fonction, qui vous attrape, vous agrippe, vous grandit, et que de toutes façons on a aucune, mais alors strictement aucune envie d’enlever. Et puis de toute façon, on ne peut pas. Bien sur, après, pour en parler, le dire, l’avouer, cela peut être compliqué pour certains d’entre nous. SJ

    • Gawel dit :

      9 mois d’avance pour la mère contre 0 minute pour le père ? Hum, mon vécu est un peu différent. Grâce à l’haptonomie, le futur papa a pu interagir de façon palpable avec sa future fille, et bien plus que moi, la mère, tant mon corps et le sien sont indissociables au toucher pour celui qui est à l’intérieur. Ca a été une grande émotion de la sentir réagir à la main de son père, venir chercher plus de contact en se tournant pour lui présenter son dos, se balancer d’un côté du ventre puis de l’autre quand il changeait de main, se déchaîner quand le soir il posait la main sur mon ventre… Du coup 0 minute, je n’irai pas jusque là.
      Quant à moi je lui ai beaucoup parlé pendant sa vie utérine, à ma première (le pauvre titou a bénéficié de beaucoup moins d’attention quand son tour est venu, gros gros manque de temps), j’avais l’impression de partager une complicité incroyable, de la connaître, presque de la voir… et quand elle m’a été posée sur le ventre, ses yeux aux pupilles immenses dans la pénombre qui me regardaient avec un air insondable et incompréhensible, j’avais l’impression de contempler l’Univers (mais qui tiendrait dans les mains), quelque chose de beau et terrible à la fois, parce qu’impossible à appréhender. C’était comme une étrangère, le bébé avec qui j’avais l’impression de partager déjà énormément était un être inconnu dont je ne pouvais pas lire les pensées et qui ne ressentait pas les miennes, ou du moins c’était mon impression. Je me suis sentie très démunie et le poids de notre responsabilité nous est tombé dessus à tous les deux quand au bout d’une demi-heure de peau à peau elle s’est mise à pleurer sans s’arrêter.
      « Voilà, c’est parti, à nous de jouer… sauf qu’on ne sait pas ce qu’il faut faire. Et c’est parti pour durer. » 🙂

      • Sir John dit :

        J’ai pratiqué l’haptonomie sans le savoir, tel un Mr Jourdin de la paternité. Je vous confirme l’aspect très émouvant de le sentir réagir à travers le ventre de sa maman, comme par « magie » (même si l’on se doute que ce n’en est pas). Nous avions même un « signal » entre nous, qu’il a reconnu après la naissance dans ses premiers mois (il s’arrêtait instantanément de pleurer – gros pleureur – et me regardait avec de grands yeux étonnés. Mais je n’ai jamais osé en abuser). Mais en tant Papa, je confirme que rien ne remplace de les tenir dans nos bras. Evidemment on pense que vous qui le sentez (ou pas parfois) à l’intérieur c’est mille fois cela. Et ne nions pas la réalité : pendant 9 mois vous avez tout échangé avec lui, intimement, biologiquement échangé. Après oui, on fait ensemble. C’est pour cela que c’est bien de faire très ensemble avant aussi!

        S.J.

  4. dit :

    Joli plaidoyer, Sir.

    Un petit bémol à votre ressenti de notre ressenti. peut être un cas particulier, peut être l’expérience du premier enfant, sans celle des suivants.
    Pour ma part, je n’ai pas l’impression d’avoir pris de l’avance pendant les 9 mois internes, sauf peut-être sur les angoisses, notamment l’angoisse de ne pas sentir ce qui se passe à l’intérieur que le cerveau transforme irrémédiablement en mort certaine du foetus.

    L’avance, je ne pas l’ai prise au moment de l’accouchement, où, en effet, vous avez la primeur de la vision. Je l’ai prise pendant l’allaitement, où un lien animal se crée, lien qu’on ne peut pas partager en effet. Le père de ma fille était envieux de ça. Pour le reste, nous étions égaux face à la complexité de la tâche et à sa relative facilité finalement. Quand faut y aller…

  5. R. dit :

    Bon, cool, en fait c’est normal d’être anormal…
    Et pour le « jamais à l’arrache », sachez, très cher monsieur, qu’on fait toujours comme on peut. Et que c’est précisément un sujet flou et complexe. Heureusement, jusqu’à présent, j’ai pas trop déconné dans ma maternitude… 🙂

  6. zoumpapa dit :

    On reconnaît les coussins. En même temps heureusement…parce que sans les coussins,…pas évident.
    ….y a pourtant un truc qui est à peu près certain (et je prends les paris): le soleil a grandi sur une des deux photos. (au fait c’est bien un soleil?)

    • R. dit :

      😉
      Oui oui, c’est bien un soleil, et figure-toi qu’il a résisté vaillamment à deux grossesses, il n’a pas pris une ride.
      Globalement, je m’en sors très bien physiquement (sauf que RIP mes seins, ils sont jolis mais petits petits, maintenant), et il m’arrive de me dire que c’est la 3e grossesse qui va tout ravager… 😀
      (si 3e grossesse il y a)

      • zoumpapa dit :

        Encore une inégalité homme-femme. Parce que moi, malgré les deux grossesses de Madame, hé bein mon zizi il n’est pas devenu petit petit (en même temps ça aurait été bien qu’il devienne grand grand)

  7. usclade dit :

    Rhoo.. quel panache !
    Attention dans ma famille très proche, en tentant la fille après deux garçons, ils ont eu la fille certes, mais encore un p’tit gars en rab… Or que ce soit après le premier ou le second, doubler les effectifs en une seule grossesse, ça change (quand même un peu) la vie… 🙂
    bisous

    • R. dit :

      Une part de moi prendrait bien le risque… 🙂 Et puis j’ai toujours rêvé d’avoir des jumeaux, fille-garçon en top one. Comment ça, je suis fou-dingue ? 🙂

  8. Judie K dit :

    Je suis tout aussi complexe dans ma maternité. Mais cette complexité je la connais depuis que je suis devenue maman. En revanche je ne sais pas à quel moment je suis devenue maman de mon 1er enfant. Pas quand il était dans mon ventre (oui Sir John, je n’ai pas senti 9 mois d’avance sur le papa), c’était trop abstrait. Je crois que comme Zé, ce fut pour l’allaitement.

    Sir John c’est magnifique ce que vous avez écrit sur la naissance. Je ne suis pas sûr que votre point de vue soit partagé par chaque papa, ou maman.

    • Sir John dit :

      Vu d’ici, l’allaitement n’est que le prolongement des mois précédents (et d’ailleurs on en est tout aussi exclus, tout aussi logiquement). Etonnant cette différence de perception. J’espère bien qu’un max en profite. Parvenir à l’écrire est encore autre chose.
      Cheers,
      S.J.

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