Cinq heures

Il est 5 heures, Paris s’éveille, enfin surtout moi. Ca fait 88 minutes que j’essaye de me rendormir, sans succès, faut dire que la grippe carabinée plus la cogite, ça aide pas. Alors voilà, dans 2 heures je pars au front, ma fièvre en bandoulière et mes poumons à l’agonie, merci la décompression. C’était l’une des grandes théories de ma mère, ça, le contrecoup. Force est de constater qu’elle n’avait pas tort.

J’ai eu un super pot de départ, de chouettes cadeaux et mille mots d’amour. Merci les amis ex-collègues. J’ai beau ne pas être très romantique, je suis une grande sentimentale et ça m’a fait chaud au cœur. Je suis rentrée chez moi transie de froid, et légèrement bourrée (je te rappelle que je ne bois jamais, alors imagine mon état après trois mojitos à jeun), mais heureuse. Et aussi un peu triste.

Le lendemain, la grippe s’est déclarée.

Pour parfaire le tableau, mon mec a été très con, m’a quittée pour finalement revenir discuter (il s’agira donc de notre dernière tentative, et c’est pas gagné… J’te raconterai), et mon père est d’une humeur légèrement massacrante, sur le thème notamment que ça va bien à être déprimée là oh !

Bon enfin c’est pas si grave, même si tout ça m’a empêchée d’aller battre le pavé pour défendre mon droit à vivre dans un pays qui fait des trois mots de sa devise une réalité. Même celui du milieu.

Ma plus grosse mission dans ce nouveau boulot sera de tâcher de ne pas être trop moi. Pour une fois je vais essayer de me ménager, de ne pas donner mon âme aux premiers venus. Je pense que je vais tenir 15 jours. Je vais essayer de faire mieux.

En tous les cas, merci à vous pour vos mots d’encouragements, vous êtes formidables, et vous rattrapez haut-la-main les défaillances ponctuelles des hommes qui m’entourent.

En parlant d’homme, mon petit vient de me rejoindre dans mon lit et se blottit contre moi ce qui ne facilite pas la rédaction de ce billet, déjà rendue ardue par une crampe iPhonesque. Mon bras droit me somme d’arrêter, je vais l’écouter. Et puis dans 10 minutes, faut que je fasse les bib´, t’façons.

Alors bonne journée.

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20 commentaires pour Cinq heures

  1. zut dit :

    Heu…1 mojïto et ensuite on est plus à jeun.
    Bon courage.

  2. dit :

    Viens faire un tour à la casa, on t’organisera un stage sommeil, on est tous des professionnels de la chose : M. Zé, l’enfant, le chat et moi, et rien ne nous résiste!

  3. dita dit :

    bonne journée 🙂

  4. Judie K dit :

    Pas facile d’être au front dans ces conditions.

  5. J’étais à la manif aussi, mais je n’ai croisé (par hasard) qu’une seule personne que je connais, sans réussir à mettre la main (ou autre chose) sur mon groupe de potes !
    Bon, sinon :
    1/ c’est pas très malin de laisser les petiots dormir dans ton lit si tu couves quelque chose
    2/ comment tu nous glisses l’air de rien que ton couple vient de faire un « arrêt/marche » !

    Bon ben on attend les nouvelles, donc.
    Kiss

    • R. dit :

      Non mais SI SEULEMENT ils pouvaient comprendre que chacun dans son lit c’est super… Du coup je passe mes nuits à les renvoyer dans leur plumard. Là, pour le coup, il était malade aussi, et puis va expliquer à un petit de 2 piges que les câlins sont proscrits pendant une semaine. Surtout quand ta chambre est située en plein milieu de ton 40 mètres carrés…
      A part ça, je vous raconterai, j’ai dit. 😉

      • Frenchsweet dit :

        ça c’est clair, CUI ne doit pas en avoir, des petits qui nous collent aux basques 😉
        de toutes façons à cet âge là ils peuvent avoir 40 un jour et péter la forme le lendemain ! 😉

        • C’est quoi, cette vile provocation ?!

          • Frenchsweet dit :

            CUI, Ben quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?? .. que vos enfants doivent être grands ..
            Ce n’est pas le cas ?? 😉

            • Votre commentaire laissait plutôt supposer que je n’en avais jamais eu, pour ne pas comprendre une telle situation. Or, certes, mes enfants ont grandi, mais j’ai de la mémoire – et le partage du lit parental restait proscrit en cas de maladie, c’est tout. Nonmého.

              • Frenchsweet dit :

                Vouais c’est bien ce que je disais, vous avez pas de coeur !

                • etoile31 dit :

                  Oui, nous nous les aimons nos enfants, même à 60° de fièvre! Breuh!
                  L’un des miens pissait encore au lit à 12 ans…… Rhôôôô! Il en faut de l’Amour paternel/maternel, moi je vous le dis…….Et ben quoi, il pisse plus…….

                • Si si, j’en ai un (il faut d’ailleurs bien qu’il pompe pour provoquer le gonflement des tissus érectiles – je vous ferai une démo si jamais vous ne savez pas trop comment ça fonctionne, un homme), mais simplement il est moins lourd que mon cerveau (je ne vous ferai pas la démo, mais si vous voulez, je peux vous léguer mon corps pour que vous fassiez le contrôle post-mortem).

      • Gawel dit :

        oui, mais quand ? 😉

        Des bisous catarrheux (mais c’est quoi cette orthographe pourrie ?) de loin…

  6. Marieh2o dit :

    Bon, ben allez! Hauts les coeurs! Et bientôt le printemps!:). Et on sera tous égaux!
    Comme CUI : interloquée un peu… « dernière tentative » ? Mais c’est quoi c’travail ?
    Bon ma poulette, conseil de (vieille) copine : observe le plan d’eau (technique du doigt mouillé) pour voir d’où vient le vent, dans ton nouveau taf. Et puis les François Gabart et autres Armel Le Cléac’h sont plutôt des taiseux me semble. Prend exemple!
    Pensées. Je t’embrasse.
    Marie ( Tata-Sardine-qui-donne-des-bons-conseils-sans-savoir-bien-les-appliquer-mais-c’est-une-autre-histoire…).

    • R. dit :

      C’est ce que je fais, c’est ce que je fais… Je ne dis rien, et je crois que je vais finalement tenir bien plus longtemps que 15 jours. Pas vraiment l’impression d’être dans mon monde, mais je le savais (et puis ça peut changer).
      Quant aux réjouissances conjugales, force est de constater que parfois le naturel revient au galop au galop au galop. Il est depuis reparti, pourvu que ça dure. Sinon, je sévis. Bisous tata sardine ! 🙂

  7. Frenchsweet dit :

    « C’était l’une des grandes théories de ma mère, ça, le contrecoup. Force est de constater qu’elle n’avait pas tort. »

    on peut aussi essayer de démantibuler la croyance, au lieu de l’entretenir (auquel cas ça reste un cercle vicieux) : ne plus associer ce type d’événement à « ce que disait ma mère »
    Si si : ça marche !!!!!!!

    • R. dit :

      Je crois que c’est un fait avéré, et pas du tout une croyance. Je l’ai vérifié mille fois : on tient sur les nerfs pour assurer la mission jusqu’au bout, et on s’effondre dès qu’on commence à se reposer. En tous les cas, chez moi, c’est presque tout le temps comme ça. 🙂

  8. etoile31 dit :

    Quoi! Vous les allaitez plus!
    Ha ça Merde alors!

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