Eparpillée

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Récemment, j’ai revu l’homme courtois.

Nous étions resté en contact de très loin en très loin – correspondance bienveillante et absolument chaste – et, après 8 mois plutôt chargés en ce qui me concerne, nous avons déjeuné ensemble. Ambiance toujours sympathique, propos éternellement convenables. Une pincée de stupre flottait vaguement dans l’atmosphère, mais aucun mot scandaleux n’a été prononcé. Douce ambiguité.

Car rappelle-toi : malgré les images fortes que notre première rencontre avait catapulté dans mon cortex et son intérieur, rien ne s’était passé. Et ce pour des raisons absolument valables.

Je m’étais docilement rendue à ses arguments, et ça m’allait plutôt bien. Certes, j’ai la baroude facile, mais j’ai toujours pensé qu’à tout découvrir trop tôt, on se réserve peu de surprise pour l’avenir. Et aussi qu’à nourrir une sexualité trop élaborée, on rend plus nébuleux l’orgasme découlant d’une simple baise.

Les fantasmes assouvis avec succès et big orgasme à la clé tuent-ils le sexe vanille ?

Pourtant, c’est pas parce que j’ai adoré mon remake amélioré des Valseuses que j’ai été infoutue de jouir d’un sexe unique par la suite. Mais justement, je me suis bien gardée de recommencer, dans l’idée de conserver tout le nectar de cette séance exquise. Ne pas prendre le risque de salir mon souvenir. Rendre cet événement suffisamment rare pour qu’il reste à vie mémorable.

D’ailleurs ça fait bien longtemps, maintenant et… pardon je m’égare.

Après ce bon repas, j’ai remercié poliment par mail, pour l’invitation. L’homme m’a répondu tout aussi gentiment… en glissant subrepticement une phrase à peine allusive, vers la fin.

Du genre « Peut-être un jour finalement… »

Avec force précautions et conditionnels.

Ca m’a un peu troublée, j’ai creusé le sujet, constaté que je n’hallucinais pas, et à sa consigne de « ne pas m’emballer », je l’ai rassuré.

D’abord parce que vu la somme de conditions sine qua non, ça n’arrivera pas avant le XXIIe siècle.

Ensuite parce que ma libido se réveille, mais lentement. Il fait trop froid.

Enfin parce que toujours cette petite voix qui me dit « ne va pas trop vite, explore certes, mais garde un pied sur le chemin de la simplicité ».

Et puis aussi parce que j’ai un peu les jetons. D’être déçue, et surtout de ne pas être à la hauteur. Malgré mon mètre soixante-dix.

Je me demande si je ne suis pas trop révoltée intérieurement pour être une vraie soumise. Peut-être aussi trop sceptique, caustique. J’ai un petit problème avec l’autoritarisme, que je confonds, parfois, avec la simple autorité.

Sauf que… bordel de bordel, ça m’a fait la même chose qu’en juillet dernier : ça a réactivé la machine à fantasmes. Ce mec [private joke] a le don d’ouvrir la boîte de Pandore dans ma tête, le tout sans me toucher ni rien me promettre. Et même sans rien me demander.

C’est peut-être pour ça que ça marche, d’ailleurs : je suis sécurisée. Je peux me laisser aller sur la pente raide de mes désirs. Et roule la valse des mirages, pas vraiment validés par l’engeance catholique. La valse… ou le pogo.

Je ne suis pas sûre de vouloir devenir l’héroïne de ces estampes.
Je ne suis pas sûre non plus de ne pas le vouloir.
C’est flou.
Flou mais fort.

Je me suis laissée envahir par des images belles, puissantes. Par des scènes impliquant indéniablement plusieurs personnes – non déterminées -, par l’idée d’être comblée de toutes parts, par la promesse de l’abandon entre des mains expertes, et quand je dis mains…

Bref, ça a chauffé dans ma tête. Et dans mon ventre.

C’est agréable.

C’est déroutant.

C’est impossible pour le moment.

Pour plein de raisons. L’une d’entre elles étant que j’ai peur d’y perdre totalement mon désir conjugal. De faire du mal à l’homme que j’aime. De brouiller mon espoir, ma décision.

C’est une chose d’avoir le droit théorique d’explorer hors du sentier, c’en est une autre de confronter cette théorie à la réalité logée dans les yeux de mon cher et tendre.

Je ne sais pas ce que me réserve l’avenir avec lui. En attendant, j’essaye d’oeuvrer dans le bon sens.

N’empêche que ça a chauffé dur sous le capot.

Alors, au gré de quelques jours sans mari ni enfants, je me suis rassemblée. Je suis partie en randonnée solitaire.

Entre autres… vers le Nord.

Noir

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32 commentaires pour Eparpillée

  1. Judie K dit :

    C’est marrant, je me sens vraiment révoltée, indomptable et pourtant je suis soumise sexuellement (plus que de dominatrice). Peut être piètre soumise pour un vrai dominateur. Mais cet aspect me plait.

    Une fois de plus ta conclusion me laisse sur ma faim quant à ton exploration côté Nord, un lieu où je ne me balade pas seule, je préfère y être accompagnée. Mais pas par n’importe qui, ni n’importe comment. Mais on en a déjà parlé.

    • R. dit :

      On m’a toujours dit que le vrai chef des rapports domination/soumission était… le soumis. Alors peut-être que je ne suis pas assez chef dans l’âme ? Mais il y a le côté caustique, aussi : quand l’autoritarisme ne me révolte pas, il me fait mourir de rire, je trouve ça tellement pathétique. Et mourir de rire n’est pas souvent hyper compatible avec brûler de désir.
      A part ça, il y a un « à suivre » sous-entendu. Et pourquoi seule ? Pour m’apprivoiser, me trouver, vu que cette voie là n’est vraisemblablement pas la plus érogène chez moi.

  2. jo dit :

    Qui vivra…verra.
    Bises

  3. Rose dit :

    J’ai souvent cru ne pas pouvoir être à la hauteur. J’ai souvent eu peur même si je ne l’ai que rarement montré (parce que je suis du genre hyper fière) mais quand on a peur, c’est bien, ça prouve que le type nous plaît. 😉
    Il y a une chose qui s’est toujours confirmée dans mon cas… Si un homme te fait glisser, sans même te toucher, seulement avec ses mots, alors il n’y a aucune raison de douter. Il saura t’emmener dans un univers particulier où tu n’auras pas envie de te marrer. Par contre, on projette bien souvent ses fantasmes sur quelqu’un qu’on imagine d’une certaine façon parce qu’on veut qu’il les incarne alors qu’il est autrement. Et pour démêler ça, c’est plus compliqué au début. C’est à lui de t’emmener dans cet univers, d’abord par l’esprit. A toi de voir s’il te convient et de nourrir cet univers. 😉
    Trop révoltée ? Y a des jours où c’est écrit fuck off sur ma tête. La soumission (qui est un terme très vague englobant des taaaaas de pratiques) c’est un truc qui t’excite, pas une version off de ton caractère. Une relation D/s est souvent prenante cérébralement donc si ton désir est déjà ‘mou’ dans ton couple, ça ne va pas forcement l’arranger…

  4. Volubilis dit :

    Hin, tu as le profil de la soumise qui va bien, je pense, parce que tu es solaire. On met pas en lumière un jour de pluie.

  5. Ainour dit :

    Bonjour!

    Je poste pour la première fois mais je suis très régulièrement. Il y a des choses dans lesquelles je me retrouve, d’autres très inattendues. Et j’aime beaucoup ton écriture. Un peu de frais et de voyou.

    Je voulais surtout te signaler que ton blog est officiellement censuré au Kirghizistan (où j’habite). Lorsqu’on tente d’y accéder une page nous informe que sur décision du gouvernement le fournisseur d’accès internet doit empêcher l’accès à ce site (j’épargne à tous le copier-coller du message en russe). Tu fais donc partie de la grande liste des auteurs censurés, le début de la gloire 🙂

    C’est également une occasion de réfléchir à la liberté d’expression à l’étranger et en France.

    Ainour

    PS : pour les personnes un peu expérimentées il existe heureusement des moyens pour contourner ces interdictions. Mais pour les autres?

    • R. dit :

      Wow, ça c’est la classe ! C’est récent ? Non parce que le lendemain de ton commentaire, j’ai vraisemblablement subi une attaque de divers pays trèèèèèès démocratiques, et je me demande si c’est lié.
      En tous les cas, merci pour l’info, pour le compliment, et ouais, la liberté d’expression, vaste sujet. J’aimerais être lue (et lire) au delà des frontières, et pas uniquement pour la gloire… parce que je pense que ça pourrait modestement contribuer au faire tourner le Monde dans le bon sens. Mais faut croire que c’est pas gagné.
      A part ça, ton adresse mail m’a fait beaucoup rire. 🙂

  6. Sir John dit :

    De retour, je découvre. Toujours cette écriture si riche et vive!
    Cela n’a pas l’air complètement désagréable cette histoire…
    Et vous vous (re)découvrez!? Impressionant(e)!

    Cheers,
    S.J.

  7. dit :

    Pour moi, tant que tu restes connectée à ton animalité, rien ne peut tuer le sexe vanille….
    J’en suis intimement persuadée.

    • R. dit :

      Aaaaah, merci Zé !
      J’espère que tu as raison. Et sans offense, et sans prétendre que je connais tout de tes franchissements de limites sexuelles, j’aimerais bien avoir AUSSI le point de vue de quelqu’un qui a été très très loin. A bon entendeur…

      • dit :

        Pas d’offense… je ne prétends pas être un bon référentiel en matière d’éloignement.
        Mais je pense être assez sûre de mes tripes.

  8. L'Onirique dit :

    je ne sais pas ce que tu appelles être allée très très loin.
    au risque de me répéter, là où je suis allée, je n’en suis pas revenue et ce dès que j’y ai mis le doigt.

    la sexualité ce n’est pas qu’une question de plaisirs c’est une question d’identité.

    pour te donner une idée (et ça ne fait que me concerner), faire du sexe à plusieurs ne m’a jamais ôté le plaisir ni le désir de le faire à deux. c’est du « plus ».
    mais j’ai toujours eu un manque non identifié avec du sexe « vanille »
    j’ai compris avec mon Maître.. (et un peu avant en y repensant au travers quelques moments..)
    la soumission n’est pas un plus, c’est essentiel.

    ceci dit, ça doit dépendre de la relation..;si c’est juste des expériences ponctuelles ce n’est pas pareil non plus..c’est comme tout, moins tu t’impliques moins y a de risques!

    on a chacun ses « champs » de possibles et son essentiel… et en plus..ça évolue 😀

    • R. dit :

      Cool que tu répondes, je pensais un peu à toi quand j’ai fait mon appel du pied.
      Alors je comprends que c’est un chemin sans réel retour possible, mais qui vaut le coup d’être parcouru. C’est ce que j’imaginais…
      Mais tu vois, rien que d’appeler quelqu’un « maître », ça va me poser soucis : même les avocats je n’arrive pas à les appeler ainsi. Je ne pourrais pas m’empêcher de rire.
      Bref, comme dit Jo : qui vivra verra.

      • R. dit :

        Et puis à lire certains de tes textes, ça me rappelle que moi, la douleur physique, non merci. Tu vois, c’est pas encore gagné, c’t’histoire… 🙂

        • l'onirique dit :

          il n’y a pas de mode d’emploi ou de manuel d’education que tout le monde suit.
          il y a des pures masochistes physiques qui n’en ont rien a fiche d’obéir ou d’être humiliées. et des personnes soumises qui ne veulent pas de douleur physique. moi je suis une sorte d’hybride 😀 et les curseurs sont variables forcement.

          pour le « Maître », cest dans un contexte, une relation..et il y a d autres facons d appeler celui/celle qui domine.

          en fait.. je ne crois pas qu on puisse imaginer, se projeter..parce que le referentiel est different.
          cest en tt cas cest comme ca que je l’ai vecu. tout depend de la place que cela prend.

  9. Fabien dit :

    Tu devrais essayer d’assouvir ce fantasme avec ton mec non ? c’est pas possible ? quitte a faire participer un type qui vous plaît à tout les deux et qui s’y connait un peu dans ce domaine pour vous « initier », vous mettre sur la « voie ».. ça me parait être une bonne idée comme en plus tu as besoin de renouveau dans ton couple.. 😉

    • R. dit :

      Ha ha ha, toi tu connais pas mon mec…

      • Fabien dit :

        Non en effet 🙂 mais disons qu’il avait l’air quand même assez « ouvert » pour te laisser aller avec d’autres hommes si j’ai bien compris… Bref il me semble que c’est plutôt ça la clef qui te rend « légèrement intolérante, inflammable » 😉 … quand il comblait tes désirs et que ceux encore inassouvis lui convenaient (comme d’arpenter la face nord) tu encaissais ses « gueules » comme tu dis, maintenant qu’il ne semble plus y avoir d’espoir de « progression sexuelle » avec lui, et sachant que c’est quand même le centre de ta vie (ce que je comprends bien, nous sommes nombreux dans ce cas..) « tu ne supportes plus un millième de ce que tu t’es coltiné pendant 5 ans » 🙂 😉 (Je fais mon psy aujourd’hui ha ha ha 😉 )

        • R. dit :

          Non, le coup des « autres hommes », je crois qu’il essaye juste de se dire qu’il pourra l’accepter, pour me garder. Donc ça ne marchera pas. Dans ces conditions là, pas trop envie d’aller voir ailleurs. JE NE VEUX PAS LUI FAIRE CE MAL LÀ.
          Et assister à la scène ? Encore moins. L’homme est très réservé. A tel point que ça pourrait moi-même me mettre mal à l’aise.
          Donc ça restera du fantasme tant qu’il sera mon amour.

          • Fabien dit :

            Nous suivons donc attentivement le match qui se joue entre tes fantasmes et ton amour ! 😀 (n’oublie pas de le « commenter » et de nous informer du « score » de temps en temps, si ce n’est pas indiscret 🙂 😉 )

  10. Rose dit :

    « Les fantasmes assouvis avec succès et big orgasme à la clé tuent-ils le sexe vanille ? »
    Non, pas chez moi et pourtant mon univers et mes rapports sont… très D/s. Pas très S/M. Je suis une masochiste modérée. 🙂 Plus d’esprit que de corps même si les fortes douleurs font parfois partie de mes jeux. Après ce qui me plaît avant tout, quel que soit le chemin, c’est ce qu’on appelle le subspace.

    Mais ce n’est peut-être pas le bonne question, la question serait de savoir si on peut avoir une sexualité qui nous atomise le corps et l’esprit et un autre type de sexualité avec quelqu’un d’autre. Et pour ça, ça dépend de deux choses.
    -Comment on juge sa sexualité avec l’autre.
    -La façon dont on fonctionne

    Si on se dit bif bof à la première interrogation… ce n’est pas la peine de méditer sur le deuxième point parce que la réponse à ta question première sera forcement « oui ».

    Quant au terme Maître, poulala, je te dirai bien que si un type exige d’être appelé comme ça direct: Fuis.
    Il doit y avoir quelques exceptions qui valent le coup et imposent ça dés le début mais bon, je reste sceptique. C’est la relation qui donne du sens à ce terme. Pas le contraire.

    • R. dit :

      Je viens donc d’apprendre un nouveau terme : subspace. Wikipédia m’a appris plein de choses. Et moi je continue à m’interroger. 😀

      • Rose dit :

        http://mehere.free.fr/alamut/2-bdsm/Subspace-la_jouissance_de_la_soumise.html

        Je l’ai lu pour la première fois, je devais avoir 20 ans… 6 ans après, ça reste le seul truc avec lequel je suis encore en accord. Je n’ai jamais retrouvé quelque part, quelque chose qui me ‘parlait’ comme il en avait parlé. 😉

        Sinon j’ai bien une théorie toute pourrie mais pour moi qui trouve mon instinct plus doué que mes réflexions,.. se fier à l’instinct est donc très efficace parfois. (Oui hein, j’avais prévenu: Toute pourrie ! ;D)

  11. Fabien dit :

    Et au fait pour répondre à ta question (de mon point de vue) : oui, les fantasmes assouvis avec succès et big orgasme tuent le sexe vanille, carrément .. mais .. seulement dans un premier temps !… L’excitation de découvrir une nouveauté d’autant plus augmentée que l’appréhension est grande, déclenche des tornades dans la tête, et le souvenir de ces instants nous conduit à y retourner très vite (c’est dans ces moments que je me sens vraiment « obsédé » 😀 (sexuel donc)..) Mais ces deux « déclencheurs », « catalyseur » s’usent par leur nature même, la nouveauté devient moins nouvelle et les appréhensions sont effacées par l’expérience, du coup la chose perd de son intérêt et, comme souvent la mise en oeuvre de ces « situations », ou de ces « scénarios » demande un petit « effort », on devient faignant en gros et on retourne vers des plaisirs plus « simples » .. avec plaisir ! 🙂 (bon c’est vrai que dans certain cas c’est différent, dans le SM la « souffrance » peut remplir une fonction vitale, combler un manque chronique, mais bon c’est rare, et ça ne semble pas être ton cas..)

    Bref, à mon avis si tu as l’occasion de découvrir quelque chose, fonce ! 🙂 il n’y a aucun « risque » (si tu ne te mets pas en danger dans le « scénario » bien sur..) car ça ne se représentera pas « forcement »… (Et stop avec ces histoires de « non, non je te préserve, tu vas découvrir ça « naturellement » plus tard avec ton amoureux, je ne veux pas te gâcher le plaisir patati patata » ! c’est des excuses pour ne pas confronter son fantasme avec la réalité et la peur d’être déçu (qui est bien réelle, mais c’est justement la « source » de la partie « appréhension » !!).. Et non, encore une fois ça n’arrivera pas forcément « plus tard », il n’y a pas de « règle » dans ce domaine, on ne compte plus les gens qui mouraient d’envie de découvrir des choses du point de vue sexuel et qui se sont fait chier jusqu’à la fin de leur vie parce qu’il n’ont pas osé quand ils ont eu l’occasion !! alors go go go ! 🙂 enfin.. si ça fout pas la merde dans ta vie quoi 😀 😉 )

    • R. dit :

      De toutes les façons, je me connais : si ça doit s’imposer à moi, ça s’imposera à moi. Ce n’est pas le cas pour le moment. Mais je ne suis pas du genre à ne pas oser et à me faire chier toute ma vie malgré mes envies…

      • Fabien dit :

        Je parlais plus d’une question « d’occasions » que d’envies.. les envies on les a (presque) tous, les (bonnes) occaz par contre.. 😉

        • R. dit :

          Ca sera toujours l’envie qui primera quand elle sera impérieuse. Jamais l’occasion. Je préfère un fantasme puissant mais inassouvi à une occasion saisie sans réelle envie. J’ai eu 10 fois l’opportunité de coucher avec deux hommes alors que ça me chatouillait franchement, j’ai mis 5 ans à franchir le cap, dans des conditions idéales. Je ne regrette pas du tout d’avoir patienté.
          En ce qui concerne le cas présent, l’homme en question semble être d’accord avec moi, et l’une de ses conditions est que mon espace personnel soit serein et non tumultueux. Ca n’est donc vraiment pas pour aujourd’hui ! 😀

          • Fabien dit :

            « que ton espace personnel soit serein et non tumultueux » me parait infiniment raisonnable en effet !! (si on peut parler de « raison » dans ce domaine ha ha 😉 ) et reste vrai qu’a attendre l’occasion « parfaite », avec toute les bonnes conditions bien réunies sagement on risque.. d’attendre toute sa vie donc.. 😦 la vie est une infinité de compromis…

  12. volubilx dit :

    J’aurais une réponse, si je me posais cette question : non ! Bien au contraire.

    Quand je fais l’amour avec mon mari, parfois après avoir passé une nuit avec des objets un peu gros dans les fesses avec d’autres, et qu’on fait du « sexe vanille » (me fait rire cette expression), je retrouve mes chaussons. Avec lui, avec les choses normales, on est dans la sécurité, le confort, la confiance. On se met pas en jeu ou en danger tout le temps, on ne pourrait pas, non ?

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