Bonne

Fumée

A quoi reconnait-on une bonne baise ?

A l’excitation provoquée en amont ?
A la vitesse à laquelle on escalade les escaliers ?
A la beauté des silhouettes ?
Au parfait tempo de l’ambiançage ?
A la fluidité de la percussion des corps ?
A la connexion lubrique ?
Au chemin parcouru par l’esprit pendant la valse ?
A la raideur de l’érection ?
A la durée de la performance ?
A l’enchainement des pratiques ?
A la hauteur des vocalises ?
Au nombre de soupirs ?
A l’alchimie des phéromones ?
A l’extravagance des positions ?
A la vitesse des à-coups ?
A la force des sentiments ?
A la sueur qui perle ?
A l’assurance du respect ?
A la déviance des pratiques ?
A la dé-résistance des limites ?
A la synchronisation des orgasmes ?
A la multiplication des explosions ?

Je ne saurais dire…

En ce qui me concerne, je crois que c’est à l’après que je peux jauger.

Je l’avoue, il y a quelques incontournables.

L’excitation, d’abord. Cérébrale, j’aime quand ça commence avant, bien avant le peau à peau. Du rire et du chaud, du décalage et du sulfureux, jamais de vulgaire ni de gros sabots. Et le fil toujours tendu. Avant et pendant. D’une façon ou d’une autre.

Le contact, ensuite.
C’est vrai, et je ne sais pas pourquoi ça l’est à ce point là, mais j’ai besoin d’être prise. Littéralement. D’être branchée, connectée, complète, comblée. Une baise sans personne dans mes profondeurs peut être savoureuse, intense, mais elle ne figurera pas dans mon panthéon personnel.

L’orgasme, aussi.
Vécu et offert. J’ai autant besoin qu’on m’envoie au ciel que de tenir le plaisir de l’autre au creux de mon corps. Autant envie de me sentir belle et puissante que de m’abandonner au talent d’un ogre. Et quand ça coïncide, alors… c’est le divin qui m’accueille.

Mais l’empreinte, surtout.
Quand l’effet dure plusieurs heures après. Quand les pensées ronronnent en se remémorant. Quand le centre se contracte rien qu’au souvenir. Quand le sourire rougit et les pupilles pétillent.

Quand on se sent repu et pourtant encore bouillant de désir.

Prêt à recommencer.

Alors qu’on n’est même pas amourachée.

Ces derniers jours j’ai été ré-érotisée.

Ca m’a un peu calmée.

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3 commentaires pour Bonne

  1. Marietro dit :

    Génial !
    C’est tout ça une bonne baise. Un dosage complexe et ultra connectée.
    « Une baise sans personne dans mes profondeurs… » ouaip, bien dit !!!

  2. Alabama dit :

    l’empreinte, oui , quand 2 voire 3 jours après les vagues d’excitation ébranlent encore le centre , comme tu dis. Bonne nouvelle la re érotisation!

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