Voeux

A la renverse

Je le (re)dis une bonne fois pour toutes au cas où ça ne serait pas bien clair :

JE. NE. SUIS. PAS. A. DIS. PO. SI. TION.

Et même si j’adore sentir qu’un homme me désire, je déteste avoir l’impression qu’il me considère comme acquise.

Je veux le choix.

Toujours.

Pouvoir me réfugier dans une sympathie tendre ou drôle si mon coeur me le chuchote.

Juger sur pièce, en fonction du moment, des hormones, des soucis, de la vie.

De l’étincelle. Ou pas.

De la fatigue. Aussi.

Je veux l’escalier. Si mon choix est ouvert.

Je veux être séduite, je veux les formes quitte à décider de m’en passer.

Je veux le plaisir du doute et de l’attente. Ne pas savoir d’emblée.

Être bouleversée, surprise, déstabilisée.

Mais aussi possiblement rattrapée.

Sécurisée.

Je ne veux pas à avoir à me poser la question de mon infernale culpabilité.

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11 commentaires pour Voeux

  1. gaielle dit :

    Logiquement en échange tu acceptes que les autres ne soient pas non plus acquis ou à disposition quand tu as bien envie d’une complicité plus sexuelle…
    Je ne doute pas que ce soit le cas hein ! Je me suis juste fait la réflexion qu’il fallait peut être le préciser pour éviter un retour de bâton 😉 Mais j’ai peut être mal lu. C’était peut être le sens du « si le choix m’est ouvert » ?

    Bises

    • R. dit :

      Ca coule de source, en fait, non ?
      Enfin je ne crois pas avoir jamais imposé des rapports sexuels à qui que ce soit.

      • Gawel dit :

        😀 bien sûr que tu n’es pas une violeuse ! Je dis juste qu’on peut parfois prendre les gens pour acquis (ce que tu detestes qu’on te fasse) et mal prendre un refus (sans l’outrepasser pour autant). Moi ça m’arrive malheureusement encore ‘–
        Je sais que ça n’est pas ton habitude, ni ta logique, cela ressort de tous tes écrits, mais parfois ça va encore mieux en le disant 🙂

        Ps : je crois avoir trouvé comment recommenter. I’m back ! Mais j’aimerais bien savoir comment réutiliser mon pseudo à moi…
        Bises !

  2. Alabama dit :

    J’aime beaucoup. Et les derniers mots me questionnent

    • R. dit :

      On va dire que j’ai un sens du devoir conjugal extrêmement prononcé, rapport qu’il m’a été inculqué toute petite, et parfois même hors conjugalité… J’essaye de me soigner mais après c’est la culpabilité qui prend le relais. J’essaye aussi de me soigner là-dessus. 🙂

      • Alabama dit :

        ah oui je vois 🙂 la lutte contre la mère Téresa qui sommeille , je me souviens d’avoir fini par lâcher un: je suis pas mère Térésa, à un gentil insistant.. mais parfois y a des loupés 😉

  3. Brigit dit :

    j’ai eu un peu de mal à comprendre ce que la culpabilité venait faire là-dedans et puis l’évocation du devoir conjugal m’a expliqué. En fait, ce que vous voulez dire, c’est que si un homme vous désire, vous vous sentez dans l’obligation morale de consentir, parce qu’une compagne (officielle ou pas) ne se refuse pas, sinon c’est une mauvaise épouse ou partenaire ?
    waow… c’est intéressant, ça. comment ce poids peut-il encore perdurer ?
    je pourrais vous dire qu’il n’y a aucun problème à dire NON. Et même non merci. Vous ne devez rien à personne, sinon un minimum de civilité et de sincérité. Mais je sais bien que c’est plus complexe que ça. Avoir le choix, c’est avoir le choix de dire non, et aucune loi naturelle ou morale ne peut être opposée à ça. Effectivement, ça demande un travail sur soi.
    Ca demande aussi un peu plus qu’un travail sur la culpabilité quand à ce « non », on vous réponds que vous n’êtes qu’une fantasmeuse, ou pas capable d’assumer votre sexualité libre affichée et votre disponibilité (qui effectivement ne se traduit pas par « à libre disposition »).

    Mais il me semble que c’est quand même bien plus confortable de se sentir coupable d’avoir dit non que d’avoir accepté un rapport dont on ressort dégoûtée ou en tout cas avec une belle atteinte à son estime de soi.

    • R. dit :

      En fait je suis très lucide sur la situation. Je n’arrive juste pas à ce que mon cerveau convaincu prenne le dessus sur mes tripes nouées.
      Mais rassurez-vous, je dis plus souvent non que mes écrits pourraient le laisser penser. 🙂

  4. Sky dit :

    Combien de fois me suis-je fait traiter d’allumeuse par le passé. Je séduisais, je charmais – encouragée par l’envie d’amour et de plaisir, par la libération sexuelle naissante… – mais les hommes que je rencontrais ne me donnant que rarement envie de passer à l’acte, boum, le jugement tombait ! Et je crois bien que je sentais une forme de culpabilité là-dedans : le sentiment que je les trompais sur la « marchandise » et aussi ne pas être celle que je voulais être…

    Pour t’aider à y voir plus clair, voici un lien : http://www.redpsy.com/guide/culpabilite.html

    Il faut savoir qu’il y a deux formes de culpabilité : La culpabilité saine (lorsqu’on s’en veut d’avoir outrepassé ses principes et qui aide à tenir une ligne de conduite même si ce n’est pas drôle) et la culpabilité mixte (lorsqu’on n’assume pas ses propres désirs, sentiments ou choix, qu’elle donne souvent bonne conscience et permet de contrôler la réaction des autres). A toi de voir… 🙂

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