Bubble

Elan

Hier matin, avec mes fistons, on shakait nos booty dans ma cuisine-salon-salle-à-manger – l’avantage des appart’ de 40 mètres carrés : on peut préparer le petit-déj en zyeutant youtube tout en gueulant sur les petits qui escaladent la table-basse-sur-laquelle-on-dîne et jouent à Tarzan avec mon porte-manteau (on peut aussi faire caca en se brossant les dents tout en construisant un château fort en Lego, mais je m’égare) -, on mouvait nos body, donc, et comme on est les rois de la culture underground, on avait choisi une chanson extrêmement subversive et qui, si mon sens de la fachieun ne me trahit pas, devrait faire mouche d’ici peu.

Un truc qui parle de joie avec des gens de tout bord, tout âge, tout teint et toute silhouette qui dansent pendant 24 heures.

Je ne résiste pas, je tiens à parfaire ta culture musicale, et puis c’est un petit jeune à qui il faut donner un léger coup de pouce, alors ne me remercie pas : here is the condensed version.

Seriously, y-a-t’il une seule personne sur Terre qui n’aime pas Pharrell Williams ??

Bref, on kiffait grave en buvant notre chocolat chaud, et voir mes petits danser me fait toujours un gros effet avec du bonheur dedans.

En plus j’y peux rien, enfin je ne vais pas me plaindre, mais bordel ! ça va plutôt bien.

Oh ne va pas croire qu’un homme y est pour quelque chose, taratatata, makash wallou.

C’est juste que depuis que j’ai remis ma casbah dans le bon ordre – celui de ma nouvelle vie -, que j’ai fait le deuil d’une foultitude de choses concernant ce que j’espérais de la suite de ma vie d’avant (des trucs à base de bisounours), que je ne rumine (presque) plus, que du coup je fume (presque) moins (je tiens à remercier pour cela ma toute nouvelle pratique qui condamne mes petits doigts à l’immobilisme pendant au moins une heure rapport qu’il faut que ça sèche, j’ai nommé l’auto-manucure et ses gros ratages à rattraper à coup de produit chimique qui me rappelle ma jeunesse brésilienne, et aussi mon producteur et puis toute l’équipe, sans oublier ma mère-grand qui a toujours cru en mon talent), bref, depuis tout ça, un truc pas trop loin de la sérénité est revenu jusqu’à moi.

Je ne suis plus aux abois.
J’ai repris confiance en moi, en la vie, en le temps qui passe.
J’ai des envies qui ne sont pas pour autant des besoins impérieux, des désirs qui sont plus ou moins canalisables, des mini-projets que je forcerai à rentrer dans mon petit budget, les ongles roses et un nouveau matelas, alors tu vois…

Mais refermons cette parenthèse dégoulinante de guimauve (que je risque néanmoins de ré-ouvrir un jour si mon palpitant me fait l’honneur de battre des ailes à nouveau), c’est pas ça que je voulais te raconter.

Ce matin, mon fils me dit l’air inquiet qu’il a vu hier un truc tellement horrible qu’il n’ose pas me le raconter.

– « C’était quoi, mon cœur ?
Je peux pas te dire maman, j’ai trop peur.
– Tu m’inquiètes, mon loulou, dis-moi…
– Non, vraiment, je ne préfère pas, j’en ai fait des cauchemars.
– Mais c’est quelque chose que tu as vu où, je ne comprends pas ?
– Ben ici, à la maison. C’était après qu’on a regardé Api »

Passé la seconde pendant laquelle je me suis demandé si mon fils maîtrisait À CE POINT la langue française qu’il ne tombait pas dans le panneau après-que-plus-subjonctif (qui est une erreur)(si si je te jure, ça fait drôle aux oreilles mais c’est après-que-plus-indicatif)(va vérifier si tu veux…)(oui je me la raconte mais rappelle-toi, j’ai les cheveux blonds et – maintenant – les ongles roses, il faut bien que je compense), j’ai compris qu’il parlait du clip que j’avais mis après celui de ce bogosse de Pharrellounet.

Qui m’obsède toujours oui.

Le clip, pas PW.

Quoi que…

Mais bref, là je parle du clip.

J’ai dû être un rappeur noir dans une autre vie. Je suis callipygéphile, et la façon more ferarum est dans mon top one. Malgré mon petit cul, rapport que dans mon cas personnel particulier à moi, il est de rigueur : on ne peut pas vraiment dire que j’ai de bonnes joues. Encore moins des gros seins. Et c’est un euphémisme. Ou une litote. Ou les deux, je ne sais plus. Bref, j’ai la gueule anguleuse et les clavicules saillantes. Et juste assez de gras sur la croupe pour que ça jellyse un peu quand on la flatte sans casser l’harmonie globale du bidule. Moi, je veux dire…

Je me suis d’un coup rappelé que mes deux petits garçons étaient peut-être pas encore en mesure d’apprécier TOUTES les bonnes choses de la vie, rapport à leur âge légèrement loin de la majorité, même sexuelle.

Alors je les ai priés de m’excuser de leur avoir laissé voir ces images rebondissantes. Mais j’vous jure m’ssieur le commissaire, j’ai juste mis la chanson sans me soucier de la présence de mes petits devant l’écran, j’étais en train de mettre des pains au chocolat industriels à l’huile de palme cancérigène dans une assiette faire des cupcakes, j’ai rien vu, j’étais pas là, d’ailleurs je ne sais même pas de quoi on parle.

Bon mais en fait, c’est pas tant le twerk qui l’a choqué. Cet enfant à du goût, bon sang ne saurait mentir…

Non, c’est le début. La minute que je t’avais suggéré de passer.

Quand l’ogresse fiche une lance à incendie droit dans le cul de trois donzelles infoutues de groover et gonfle leurs hémisphères façon grosse bulle de chewing-gum.

Je me demande si je ne viens pas de ruiner tous ses futurs élans nordiques, dis-donc.

C’est ptet pas plus mal pour la beauté intérieure de ma prochaine bru, tu me diras…

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9 commentaires pour Bubble

  1. Judie K dit :

    Contente due tu te sentes bien !
    C’est marrant, il y a pas mal de nanas dans mon entourage qui s’auto-manucurent pour s’empêcher de fumer.

    • R. dit :

      Ouais, enfin la vérité, c’est surtout que ça empêche de ROULER. Parce que fumer, c’est pas un problème, il suffit de le faire « à l’allemande d’antan ». 😀

  2. zoumpapa dit :

    héhé…ha mon avis ça va lui travailler quelques temps le ciboulot à ton petiot (meuh non, tracasse, d’ailleurs il cauchemarde…et c’est ptêt pas plus mal)
    nb: pour tes deux loustics: je suppose qu’ils ont pu apprécier Api comme BO de Moi Moche et Méchant (le 2)?
    Pis sinon t’as l’air bien là, vraiment.

  3. Sir John dit :

    Happiness is the ultimate drug! Pursue!
    Cheers,
    S.J.

  4. ben je sais pas si t’as vu, mais regarde, je suis allée jusqu’à faire la conne toute seule en pyjama avec c’te chanson… ça ça ne ferait pas peur à tes gamins! quoique…. 😉

    en tous cas, ceci est une invitation officielle à danser la fée-licité avec tes mioches 🙂 on pourait bien s’amuser et figure-toi que je viens de commander la dernière GoPro en vu de mon voyage aile-éphantesque! 😉 Ah mais mince, toi et ton foutu anonymat bloguesque!!! il pourrait y avoir des recoupements… Enfin je dis ça mais je l’ai faite avec une amie, a qui j’ai promis que cela restait entre elle et moi… bisous!

    http://juliesabatier.com/2014/01/01/de-bons-tons-pour-2014-happy-now-year/

  5. Heimdall dit :

    Wahou… Je comprends le loulou en même temps…Un oeil énorme qui regarde par la fenêtre (une ref à big brother ?). Des tentacules qui constrient et viennent changer la morphologie des dames.. huhu…. (mais que font les services sociaux ?… ^^ )
    En même temps, s’il en a parlé, au moins c’est « confessé »…
    (ah lala, les joies de la parentalité… 😉 😉 )

  6. Tarzan (le retour) dit :

    Enorme !

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