Chaussette chaude et artichaut

artichaut

Ca a commencé il y a 3 mois et demi.
Tu sais, le chaud de la chaussette de l’orphelinat internautique, là.
En mode grosse dalle, remember ?
Débuts satellito-épistolaires en fanfare, à base de clichés pornos et images ciblées ultra zoomées, rapport que ça donne du coffre à l’organe.
De sa part.
Moi je me suis cantonnée à me foutre plutôt gentiment de sa gueule, à lui envoyer quelques photos de doigts d’honneur parce que ça me faisait marrer, et à peine plus parce que faut pas déconner.

Comme j’étais psychologiquement à la rue à ce moment-là (ça va un peu mieux, merci, même si c’est encore un peu trop fragile à mon goût), je ne peux pas nier qu’il a réussi à me chambouler un peu, fugacement, à me tenir en haleine pendant quelques temps (j’avais besoin de détourner mes pensées), et même à me faire monter dans les tours à deux reprises.

Fou de la part d’un mec jamais vu.

C’était étrange…
Je me rendais bien compte que malgré ses giclées de star du X – qui ne me font pas bander du tout, j’aime bien les phrases un peu chiadées -, nous étions susceptibles de trouver un certain terrain d’entente côté bestialité.
J’étais en même temps atterrée par certaines de ses réactions, notamment ses exigences démesurées au regard de ce qu’il consentait, et aussi ses airs de princesse capricieuse.
Et puis, surtout, j’avais tous mes warning en alerte.

« May day may day, ce mec est l’archétype de ton passé ! », hurlait mon petite cerveau de blonde.

Les rares fois où j’étais hormonalement disposée à le voir, le mec minaudait, refusait à tout prix de prévoir quoi que ce soit, au point que j’ai imaginé qu’il n’était en rien conforme à ce que sa photo laissait entrevoir. Même si c’était lui qui parfois me proposait de passer me voir au débotté. Toujours à des moments qui ne me convenaient pas, donc je déclinais.

Et puis je me suis lassée. Pas besoin de plus de complications dans ma vie, merci.

Il me relançait de loin en loin, je répondais tantôt pote, tantôt tiède, intriguée mais plus assez pour me mouiller.

Un jour d’indéniable chaleur intérieure, comme je te l’ai raconté, j’ai décidé d’utiliser la partie de lui qui me plaisait sans me mettre en danger. C’est-à-dire d’utiliser son imagination débordante et orientée pour me guider pendant mes rares excursions solitaires.

C’est pas tant que j’ai besoin d’aide, l’histoire a montré que je m’auto-suffisais, si nécessaire.

Mais je n’avais jamais tenté l’onanisme en wifi, et j’aime bien les nouvelles expériences quand elles tombent à-propos.

Ca a plutôt marché, froidement efficace.

Je n’imaginais même plus le voir, persuadée que nous allions nous en tenir à cette distance technologique, ce qui me convenait assez bien, finalement. Moins risqué.

Et puis un jour, au hasard des circonstances et des humeurs du moment, une rencontre s’est improvisée.

Il est passé chez moi.

Comme ça.

Bille en tête, droit au but.

Offensif, le mec.

Et joli garçon.

Obsessionnel bulldozer dégénéré.

Et ma foi…

Ma foi…

C’est finalement ptet con que je ne me satisfasse pas intellectuellement des simples plans cul.

Nous sommes plutôt très compatibles, sur ce coup-là en tous les cas.

Mais je crois que c’est plus fort que moi, j’ai besoin d’être pote.

Ou amoureuse.

Coeur d’artichaut jusqu’au bout du cul, quoi.

(ptet à suivre, si j’arrive à me dégager du temps pour écrire…)
(ouais je fais ce que je peux, hein !)

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Un commentaire pour Chaussette chaude et artichaut

  1. Alabama dit :

    hé hé, j’aime bien le « ma foi… » .que cela se concrétise heureusement c’est carrément une bonne surprise! (oui, la suite quand tu pourras!)

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