Depuis…

Depuis que j’ai dit au revoir à mes deux petites choses, la vie a repris son cours… Liste non exhaustive.

Noël est passé. Best niouz ever.

J’ai enfin pu passer un 24 décembre seule chez moi tranquille-mimile : j’en rêvais depuis 15 ans. J’en ai profité pour coller mon cul en jogging sur mon canapé dès 18 h 30, bédibédo, pain poilâne, chèvre, litchis, datte de riche (4,50 euros les 5) et saison 3 de Girls (disappointed je suis). Luxe. Couchée à 23 h 15, sorry Djizeus.

Le 25 familial s’est bien passé (ce qui, quand on a mon père pour père, est loin d’être une sinécure)(famille dysfonctionnelle + fuckin’ Christmas = une vie de findécembrophobie).

Dès le 26, le père a attaqué fort à base d’odieuserie et d’accusations infernales. Faut pas rêver non plus. Une insomnie plus tard, je l’ai envoyé se faire foutre par sms. Ça l’a calmé. Depuis on est à nouveau copain. Mais parfois je me demande pourquoooooooooooooi ????

J’ai ouvert les yeux sur une partie de mon entourage. Je m’interroge sur ce qui m’a incitée à passer tant de temps à jouer à la mouche qui continue à se jeter contre la vitre sans comprendre qu’il y a une vitre, bordel. Une bonne chialade, mais au moins c’est plus clair, fini la mascarade.

Je me suis fritée avec le mari de ma mère, on s’est dit des choses pas bien aimables dont certaines que je pense encore. Mais comme on en bave tous les deux, chacun à son niveau, on a fait la paix tout en sachant que bien que main dans la main dans la merde, on ne se comprendrait donc jamais.

Le père de mes enfants n’a pas décidé qu’on pourrait peut-être être copains, finalement.

Du coup, face à toute cette adversité, mon amoureux est un peu mon havre de paix. Mon oasis. Un non-problème. Voire même une solution.

L’opération s’est bien passée. Pour avoir vécu, donc, les deux types d’IVG (youhou !), je peux le dire : ya pas photo. C’est vachement mieux d’être en train de dormir que d’assister à la grande fuite dans la douleur physique et émotionnelle. J’ai quand même chuchoté mon dernier au revoir aux minuscules juste avant d’être envoyée dans les bras de Morphée.

J’ai trouvé que l’anesthésie générale n’était pas désagréable, d’ailleurs. A part la grande fatigue qui suit.

Mon homme a été parfait. Jusqu’au bout. Il l’est encore. Je reste ébahie de l’avoir dans ma vie. Pourvu que ça dure…

L’hôpital ne se fout pas de la charité mais ne m’a pas rendu l’échographie avec les deux têtards. Je n’arrive pas à savoir si c’est bien ou pas.

J’essaye d’arrêter de songer aux minuscules. Notamment au moment où on les a délogés. Notamment au moment où mon ventre aurait commencé à sentir battre trois cœurs à l’unisson. Notamment à la bouille qu’ils auraient eu s’ils étaient nés.

Avant le jour J, j’ai un peu minimisé la tristesse post-opératoire. Et même les doutes, qui, toujours sournois, reviennent parfois toquer à ma porte. Je n’en reviens pas ! Je pensais qu’agir balayerait les tergiversations. Pas si simple.

Je suis un peu morbide. Je viens de me prendre dans la gueule que l’avortement était exactement au carrefour de la mort et de la vie.

Je ne suis plus très claire sur mes envies de maternité. Une partie de moi me crie « mais siiiiiiiii ! » pendant que l’autre ironise un « jcrois pas, non… ». Inconfortable.

Nous avons refait l’amour. Assez vite. A mon initiative. Ça faisait si longtemps.

J’ai eu un orgasme. Comme avant.

Qui m’a immédiatement fait fondre en larmes.

Sans que j’arrive trop à savoir si c’était le chagrin ou le bonheur de me reconnecter à mon corps et à mon amour.

Nous avons refait l’amour encore et encore. Avec même un peu de face nord inside. Ça marche toujours aussi bien, lui et moi. Nous devenons des pros de l’orgasme en chœur qui réchauffe le cœur, justement.

Je mange comme une ogresse. J’ai repris tous mes kilos perdus. Plus 10 %. A vue de nez. C’est l’hiver. Et c’est tellement rare qu’on va considérer que c’est une bonne nouvelle.

Le nutella c’est le mal.

Mais c’est super bon.

Surtout en hiver.

Puisse mon carrouf ne plus jamais en avoir en stock.

J’ai re-eu mes règles. Ça me rassure un peu. Mon corps semble avoir repris son chemin habituel. Vivement ce week-end que je sois pumpitup.

Mes fils me demandent chaque soir s’ils peuvent dormir dans le même lit. Ça n’est jamais arrivé avant que j’apprenne que j’attendais des jumeaux. Ça me laisse sans voix.

Je pense que je ne vais pas être augmentée. Confirmation fin janvier. Je m’en doutais mais ça fait chier quand même.

Dans 38 jours je pars au ski. Avec mes deux mômes, mon mec, ses mômes et même son frère et sa nièce. Ça va être un joyeux bordel. Qui va me couter un œil. Je vais choisir le plus myope, mais j’aurais préféré cette putain d’augment’.

Charlie Hebdo a été attaqué et la moitié de la rédaction assassinée.

Maurice et Patapon sont orphelins.

Charb est mort. Vive Charb.

Punk is not dead.

La vie continue.

dieu-44d91e

 

 

 

 

 

 

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3 commentaires pour Depuis…

  1. Jeanne dit :

    2015 a quelques bons ingrédients dans son frigo.

  2. Sir John dit :

    Hé! Vous avez fait le choix le plus courageux.
    Z’allez pas vous flageller en plus (à moins que…).
    Bon week. Enjoy!!
    SJ

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