Tunnel printanier

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Salut les gens !

J’ai pas l’air, comme ça, mais en fait je suis revenue de la montagne. Genre il y plus d’un mois, mais que veux-tu : les journées passent comme des secondes et les semaines comme des minutes.

Ces vacances n’ont pas franchement été les plus reposantes de ma vie, mais en même temps, partir au ski avec tant d’enfants (5 pour 3 adultes), c’était optimiste. En plus mon grand a eu la bonne idée de chuter massivement dans l’escalier et de vomir la nuit qui a suivi, ce qui m’a valu un appel au samu et deux nuits à vérifier toutes les deux heures qu’il était présentement en train de dormir et non pas en plein coma.

Mais même si c’était pas reposant, ça a été très chouette (excepté le coup de flippe sus-mentionné), les mômes se sont tous bien entendus, on ne s’est pas engueulé avec mon mec (nous pouvons donc officiellement survivre à presque toutes les vacances ensemble, dorénavant), et ça m’a graaaaaaave dépaysée.

Je peux même dire que ça m’a sortie du chagrin post-relouteries-de-décembre, et c’était pas gagné.

Depuis, non seulement ma mère n’a pas failli mourir, mais en plus mon père n’a pas eu de problème de santé supplémentaire. Et même qu’il n’y a pas eu de crise avec le père de mes enfants, ce qui m’enchante et rend la vie beaucoup plus simple. La mienne et celle de mes mômes. Qui du coup ont l’air d’aller plutôt bien, joie, licorne et arc-en-ciel.

Et ces jours qui rallongent… extase.

Mais voilà, le truc c’est que je vais partir dans une sorte de tunnel de deux mois. Because j’ai besoin de sous (partir au ski en louant un appart – first time in my life – c’est vaguement se prendre pour un riche, surtout quand en plus on part en Corse en août), et on m’a proposé un bon billet pour relire et corriger une thèse.

En plus de mon travail à temps plein et de mes enfants, donc.

Travailler plus pour gagner plus, tavu, malgré tout le bien que je pense du père de cette phrase.

(ironie ironie)

570 feuillets, plus précisément 855 824 caractères espace compris.

478 pages pour les profanes.

Sur un thème à base de Shoah tralali tralala.

Tu le vois bien le tunnel, là ?

T’as vu comment en plus je place habilement que si tu cherches à faire corriger ta thèse, pense à moi commeuh je t’aimeuh ?

Ou pas, parce qu’à la perspective de ne pas voir le jour pendant huit semaines, je pâlis vaguement et je me demande encore si j’ai bien fait d’accepter.

Mais ça va payer mes vacances en Corse, alors…

Au-delà de ça, j’ai pas bézèf à raconter :
– ouais ok, j’ai baisé dans des endroits fendards – de l’avantage de sortir avec un mec qui a toutes les clés de la RATP et de l’imagination -,
– je suis toujours à fond de pole dance, je progresse et j’ai même fini par acheter ces daaaamn shoes horribles hors contexte mais carrément classes quand tu guinches autour de ta barre (bosser tous les muscles de son corps en étant sexy, c’est quand même fort plaisant),
– j’ai pris mes billets pour la Corse, je peux donc fantasmer à loisir,
– c’est toujours tout cool avec mon mistalovalova et ça m’étonne encore…

Mais bon.

Rien qui ne réveille particulièrement ma créativité littéraire réduite à presque néant pour cause de journées trop chargées et de semaines trop épuisantes. Et puis je n’ai pas envie de prendre le risque de déclencher la peine et le courroux de quelqu’un que j’aime beaucoup, même si mon cœur ne bat plus pour lui.

Tout ça pour dire que… à part s’il se passe un truc de fou-dingue, ou une discussion vraiment drôle avec mes petits (j’ai récemment essayé d’expliquer au grand qui voulait que « son zizi ne soit plus dur » que le tripoter sans cesse n’arrangerait pas les choses)(on parlait d’un instant précis et pas en général)(j’encourage vivement mes enfants à s’auto-tripoter le zizi)(enfin, c’est pas exactement comme ça que je procède mais t’as compris), il est possible que je disparaisse pendant tout ce temps passé à m’user les yeux sur une copie qui parle de trucs tristes (le mot est faible) au lieu d’aller me la couler douce dans un parc au soleil à surveiller mes gamins de loin.

Voilà, encore un billet pour ne rien dire, en somme, mais je voulais juste te prévenir et te dire que tu vas me manquer.

Et des bisous.

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8 commentaires pour Tunnel printanier

  1. zoumpapa dit :

    ben toi aussi, tsé bien. Bisous

  2. jeanne dit :

    T’es la plus forte!!!
    Merci pour les nouvelles.
    Aussi des bisous…

  3. Machin dit :

    Cool de te savoir en vie.
    Oublie pas d’aller respirer hors du tunnel :D.
    Lol pour ton grand. Moi quand j’avais cinq ans, je croyais que si mon zizi durcissait, c’était pour se transformer en épée pour défendre les femmes! :D.

  4. jeanne dit :

    Bientôt la fin du tunnel???

  5. Sir John dit :

    Ce fut, donc, un bien long tunnel!

  6. sarah pompom dit :

    Hey ca y est, c’est l’ete ! Fin du tunnel du coup ?

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