Un mal pour un bien

C’est l’été, et comme promis, I’m back.

Youhou.

Avec un bon mois de retard, certes, mais figure-toi que la thèse traîne en longueur. D’ailleurs, comme le mec me la met vaguement à l’envers (rien à voir avec la face nord), j’ai décidé de ne plus rien faire jusqu’à ce qu’il s’acquitte de sa dette, quitte à m’asseoir sur les 500 balles qu’il me doit pour le travail déjà fait. Et donc de le laisser en plan avec ses cent dernières pages.
J’ai un peu la rage d’avoir accordé ma confiance trop vite, mais j’ai quand même un passé de bicraveuse alors à un moment je paraphrase De Niro sur le thème « you talkin’ to me ? You fucked my wife ? » (en substance), et j’arrête de fournir la vaseline.

Ça m’apprendra aussi à traiter avec des gens qui ignorent tout du métier de relecteur, et qui, sous prétexte qu’ils te payent quelques centaines d’euros (mais plus de deux fois moins que le prix du marché), pensent qu’ils peuvent t’obliger à te contorsionner dans tous les sens pour satisfaire leur désorganisation et leurs moindres changements d’avis (et modifications de textes… pourtant déjà corrigés) tout en exigeant l’excellence absolue. Alors que bordel, un ratio de une-faute-laissée-pour-cent-corrigées, avec une seule relecture rémunérée, c’est pas si mal.

Bref.

OSEF, comme dit la jeunesse.

(On s’en fout, pour les autres)

J’ai quand même pris un peu de ronds et on ne m’y reprendra pas. Ou alors différemment.

A part ça, ben… pas mal de choses.

La vie m’a confirmé depuis mes relouteries-de-décembre que j’avais assurément pris la bonne décision. Non pas que j’en doutais, mais ça fait plaisir de s’en rendre compte concrètement.

D’abord, ça nous a encore plus liés, mon loverboy et moi. Ça fait plus d’un an, maintenant, et même si la folie du début n’est plus totalement – normal -, je mesure chaque jour ma chance de l’avoir rencontré, et continue à savourer notre amour comme il se doit. La sérénité en plus.

Mais au-delà de ça…

J’ai eu une grosse discussion par mail avec le père de mes enfants en janvier, l’occasion de mettre des choses à plat, de prendre le temps d’expliquer plus clairement certains aspects de notre histoire – rupture incluse -, que je n’avais pas vraiment eu la possibilité d’exprimer avant, trop tenaillée par de multiples sentiments et probablement pas assez poussée dans mes retranchements.
J’ai le dos large.
Parfois.
Depuis, ne nous emballons pas, nous ne sommes pas copains, mais au moins nous pouvons échanger avec parcimonie sur nos petits, ce qui rend le quotidien moins dur et incertain. Et ce qui, me semble-t-il, a un impact indéniable sur le bien-être de ma progéniture (et le mien).

En février, j’ai discuté avec ma boss sur mes possibilités d’évolution de carrière et de salaire, et ça a marché. J’ai hérité d’une tâche supplémentaire moyennant une petite prime mensuelle, prime qui sera intégrée dans mon salaire à la rentrée, devenant ainsi un acquis (même si la tâche disparaît un jour, ce qui est de l’ordre du probable).
Cerise sur l’ananas (best desserts ever), au gré d’une occasion du genre à faire le larron, on m’a proposé de changer de métier en septembre, pour faire celui que je lorgnais depuis bien longtemps. Je quitte les chiffres et la résolution des problèmes du monde entier (en tous les cas de l’équipe) pour l’éditorial, et je deviens officiellement secrétaire de rédaction. Un truc qui n’a rien à voir avec le secrétariat comme on l’imagine, même si ça a pas l’air, comme ça. J’en suis restée sans voix, que ça arrive si tôt (je ne parle pas dans ma vie – j’ai 37 piges, tout de même – mais dans ce boulot). Ça fait chaud au cœur, la confiance, et ça panse ma blessure d’enfance qui me chuchote depuis toujours dans le creux de l’oreille tu-ne-sais-pas-écrire-et-tu-es-une-tanche-en-français.

Merci papa.

J’ai pu partir au ski, aussi, et en profiter. Un peu.

J’ai repris le pole dance avec plaisir, et j’en suis aujourd’hui totalement mordue, même si je manque de temps pour m’entraîner autant que je le voudrais. J’ai pu progresser. Me découvrir enfin gracieuse, moi qui ai fait tant de danse sans jamais trouver l’élégance, toujours trop concentrée, ou trop en force. Cette fois, c’est comme si je flottais dans mon élément. Va savoir pourquoi… la puissance des talons de 15 et des grandes chaussettes ? Ou mon prof qui est le plus talentueux-passionné-pédagogue-fou-excentrique-drôle-ET-BIENVEILLANT du monde (je pèse mes mots) ? Je me lâche, à l’aise, je savoure, je kiffe, et j’apprécie même de me regarder.

Truc de nouf.

Genre personal branling et tout et tout, t’as qu’à voir tout en bas de ce billet.

(si j’arrive à dépasser mes lacunes en technologie)

D’ailleurs c’est décidé, j’installe une barre chez moi avant la fin de l’année.

Pour moi, et pour mon mec, qui s’est aussi pris de passion pour la pratique (et le professeur), les talons de 15 en moins, les figures de force en plus.

Même si ça t’en bouche un coin.

Bref… tout ça a été rendu possible par cette prise de décision douloureuse. Dont je me serais bien passée, mais life is life, nana nanana.

Un mal pour plein de trucs chouettes, finalement.

Surtout que… tu vas rire.

Je suis enceinte de trois mois et des brouettes.

Bon, ils étaient encore deux au départ (je suis la reine de la doublette)(j’ai cru devenir folle quand on me l’a dit), mais l’un d’eux a eu la courtoisie de passer son chemin dès la première quinzaine, histoire que la vie ne soit pas trop ironique, kômême.

On est bien contents.

Mes enfants aussi.

Ménopause précoce mon cul.

Alors si c’est une fille, ça sera le jackpot.

Et si en plus, elle, ou l’un de mes garçons, se met à grimper sur la barre…

Je crois que je pourrais mourir tranquille.

Même si c’est pas prévu pour tout de suite tout de suite.

———————–

Comme je suis grosse pour quelques mois encore, j’ai stoppé les cours de figures qui te brisent en mille, et je me contente de suivre le cours dansé.

C’est flou, mais c’est cool comme ça personne ne me reconnaît, sauf ceux qui me connaissent déjà.

Et pour ceux qui pensent que c’est rien qu’un sport de cagoles et d’où un mec même pas pédé il en fait ???

 

Cet article a été publié dans Du sang. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

14 commentaires pour Un mal pour un bien

  1. zoumpapa dit :

    ben dis donc en vla de belles nouvelles. T’as pas peur avec ptit bout de trop l’écraser avec ta barre là ? 🙂 …sinon, j’ai bien vu:t’as un tatoo sur le bidinou? ha, et puis j’allais oublier: super sexy bombasse! 🙂 bises

    • R. dit :

      Nop, pas peur, j’ai encore un peu de marge, les figures sont light, et je compte bien continuer le plus longtemps possible. Et reprendre le plus vite possible après (d’où l’installation de la barre chéoim, vu que le temps risque libre risque d’être réduit à néant).
      Je suis vraiment mordue. Et pas peu fière de cette vidéo… 😛 Merci pour tout, et bises aussi !

  2. ML dit :

    Rhhaaaaaa mais quelle performance, j’suis épatée.. continue..
    Et puis pour les bonnes nouvelles, et puis pour tout le reste, ça fait plaisir de te lire. Biz

  3. Alabama dit :

    Hell Yeah!
    c’est bon de te lire (pardon, quoi, tu-ne-sais-pas-écrire?!) de lire ces multiples bonnes nouvelles , les félicitations de rigueur!
    Et comme je me l’étais imaginé, tu es canon Madame!
    Comme la roue a tourné pour toi, qu’elle reste en haut, maintenant, ce sera bien comme ça!

    • R. dit :

      Merci ma chère Alabama. Oui, qu’elle reste haut, ça serait bien chouette. J’espère que tout roule pour toi, aussi… 🙂

  4. Dita D. dit :

    elle est super belle ta chorégraphie !!! très douce …. en tout cas c’est ce que j’ai ressenti en la visionnant.
    Heureuse pour toi 🙂

  5. Rod dit :

    Féloch !!! C’est trop cool tout ça 🙂 et de te lire… bizzzzz

  6. Camille dit :

    Eh bah, j’ai été toute émotionnée quand j’ai lu que c’était parti pour ou ou une petite troisième… 🙂 C’est sûrement après avoir lu l’intégralité de ton blog et par rapport au fait qu’on peut se dire que la roue finit toujours par tourner agréablement finalement 😉 (je crois que c’est aussi parce que je suis une grosse sensible^^ )
    Et pour ta choré, c’est juste magnifique et tu es canon et super sensuelle! Tu as raison, la barre à la maison s’impose!
    Et si un jour quelqu’un a eu la mauvaise idée de te dire que tu ne savais pas écrire, joli pied de nez à lui et bah la petite voix, elle peut aller voir ailleurs 😉

  7. Tarzan dit :

    Mais c’est un truc de OUUUUUUUUUUUF !!!!!!!
    🙂

  8. sarah_pompom dit :

    Tu danses super bien ! Et super nouvelle dis donc ! Merci de partager ca avec nous.

  9. R. dit :

    Hey, merci de tout mon cœur, les gens… c’est chouette de vous avoir dans ma vie. Il faut décidément que je trouve le temps d’écrire un peu plus. Des trucs intéressants. 🙂

  10. Ohhhh mais plein de belles nouvelles dis donc !
    C’est cool, quand le sens de la vie va vers l’ascendant !!!

    (Bon, quant à la pole dance, je ne sais pas pourquoi, mais ça me laisse de marbre…)

    • R. dit :

      Bé oui, c’est bien cool.
      Et pour la pole, c’est ton côté snob… partagé par beaucoup de monde en France, malheureusement. 😀
      Plus sérieusement, j’ai l’impression que la danse te laisse souvent de marbre, mais il faut de tout pour faire un monde. Moi c’est mon porno, alors que le porno officiel m’en touche une sans faire bouger l’autre (si j’en avais), par exemple.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s