Beaucoup de vapeur et un peu de voile

jules-and-jim

Non ce billet ne parlera ni de burka ni de hammam.

T’façons je porte pas l’une vu que je suis une sale mécréante, et j’ai pas le droit à l’autre, rapport à mon état du moment qui me donne des gros nénés, joie bonheur et profitation (l’expérience a montré que ça ne durait pas éternellement et que mon futur sera en bonnet A d’ici une douzaine de mois)(oui, je fais durer le plaisir à base de lait maternel)(j’ai prévenu dans le nom du blog).

Ça ne parlera pas non plus de projet de mariage (ça ira merci bien) ni de hashish, j’ai arrêté et même prévu de ne pas reprendre. L’idée c’est de remplacer le butage de neurones du soir le cul sur un canap’ par des exercices d’assouplissement, de renforcement musculaire et de figures de pole dance.

J’ai conscience de placer la barre haut – même si c’est paradoxale pour une chose verticale – mais je suis motivée, je m’autorise à échouer, et j’ai un amoureux parfait pour garder le cap. Rapport qu’il veut aussi progresser en pole, et qu’il est très content que j’en fasse : sport + sexyness = une combinaison qu’il apprécie visiblement.

Non, justement, je veux te parler de lui. Mon mec. Que chaque jour je me dis que j’ai eu le cul bordé de nouille de le rencontrer.

Seriously.

La dernière fois je te parlais de la folie du début qui s’était un peu atténuée, et même si bien sûr, je ne suis plus au bord de l’évanouissement à chaque fois que je le croise (ça serait compliqué au quotidien, on se voit souvent kômême), il y avait beaucoup de 1er trimestre de grossesse dans cette phrase.

Tu sais (ou pas mais crois-moi), celui où tu as envie de dormir et de vomir, beaucoup plus que de t’envoyer en l’air.

Surtout quand tu es une fille hormonale.

(Ça n’a pas QUE des bons côtés…)

En ce qui me concerne, je n’avais à peu près aucun élan physique, seul mon amour intellectuel pour la chose et l’envie de ne pas laisser mon homme en plan me permettaient de conserver une petit rythme hebdomadaire. Alors que quand ça se passait, ça aboutissait souvent à des orgasmes très forts, paradoxalement.

Mais voilà, la fatigue c’est totalement contre-productif chez moi (j’essaye de ne pas trop penser à l’après, vers décembre… je sais malheureusement ce qui m’attend).

L’homme a été parfait de patience et de stimulations non-culpabilisantes.

Mais voilà voilà voilà, je suis maintenant à mon 2e trimestre de grossesse.

Celui qui est de la balle hormonalement parlant.

Et j’ai retrouvé ma lubricité.

Avec des images toutes pas catholiques dans ma tête.

Il a fallu que je l’indique assez clairement à mon mistalovalova, qui était encore branché sur la R. nauséeuse. Pas toujours facile à suivre, les meufs hormonales.
J’y ai dit « One two one two baby, take the power, ya un créneau qui pourrait ne pas durer éternellement, je répète, take the power, je suis toute à toi et j’ai l’esprit qui chauffe alors que dans 5 mois j’aurai le sein nourricier et la cerne jusqu’au nombril, last call, TAKE THE POWER. »

Un truc qui met pas du tout la pression, tu vois.

Mais comme le mec est là…

Il a pris le taureau (moi) par les cornes et le reste.

On s’est mis à jouer à plein de trucs tous les deux et j’ai eu de nouveaux cadeaux fort plaisants. On progresse toujours vers le nord, parce que figure-toi que mon amoureux aime aller lentement et que j’y trouve mon compte.

Ouais : il ne m’a toujours pas sodomisée « pour de vrai ».

Il m’apprend à ne pas brûler les étapes.

Monter petit à petit, dominer mon plaisir, réussir à tenir plus de quelques secondes avant de jouir.

L’avantage c’est qu’il maîtrise tous les aspects de la chose. Dans tous les sens du terme.

Mon amoureux connaît aussi bien les femmes que les hommes. Il a moult expériences avec les uns comme avec les autres, et même avec les deux en même temps.
Il n’est jamais tombé amoureux d’un gaillard mais ne s’est pas privé de s’amuser avec cette gente-là.

Moi ça m’émeut, ça me bouleverse.

Et ça ouvre tout un tas de possibilité.

Il arrive même à faire en sorte que ça vienne de moi, et il est assez viril pour me laisser la porte très grande ouverte. Tout en me rassurant.

Nous avons beaucoup de discussions troublantes en ce moment.

De celles qui font monter le rose aux joues.

Et que je n’aurais jamais imaginé avoir avec un homme dont je porte l’enfant.

Affaire à suivre, donc… Sans se presser. 

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Photo issue du film Jules et Jim, de François Truffaut

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3 commentaires pour Beaucoup de vapeur et un peu de voile

  1. jeanne dit :

    Je crois que je vois très bien de quoi tu parles…chez moi c’est venu après la troisième grossesse ( et j’ai eu la chance d’avoir les grossesses en mode Mont Blanc les trois fois neuf mois). Bon, chez moi aussi les quelques mois après les naissances ont été moins branchés sexé. Bref, je vous souhaite tous les bonheurs du monde.

  2. zoumpapa dit :

    Ho ben dis, voilà que je reviens de 3 semaines de Corse ( ça te dit kekchoz?),…et franchement même la fin du 3ème trimestre n’est pas mal non plus –> ptit 3ème (moitié surprise, après num 1 – 10 ans et num 2 – 7 ans) pour mi janvier. Bon ma ptite dame ne fait pas de pole dance hyper sexy comme toi mais je lui pardonne 🙂

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