Tribute #36

En attendant un retour plus consistant, petit extrait plein de sagesse (qui désespérerait mon paternel)(on n’est pas d’accord sur grand chose, en gros).

Vernon SubutexVirginie Despentes

– Comment ça se fait qu’un mec comme toi est pas casé depuis des années ? Tu devrais avoir des gosses et tout le tremblement…
– Je tombe exclusivement amoureux de femmes que je n’amuse pas plus de cinq minutes.
– Ta Brésilienne, elle t’a quitté ?
– Elle était moins libre que je ne l’avais cru. C’est mon genre. Les meufs casées. Avec un mec blindé de thunes. Elle n’a pas eu besoin d’un temps de réflexion super long pour savoir de quel côté son cœur penchait…
– Tu souffres encore ?
– Oui.
– C’était pas un travelo, au moins ?
– Non, une trans. Super belle. Super classe.
– Tu plaisantes ?
– Non. Tu me demandes, je te réponds…
– Oui mais moi je demandais ça pour faire de l’humour, tu me dis brésilienne je te demande si c’est un travelo, mais c’était une vanne, pas une question qui appelait une réponse sincère.
– Je t’ai mal compris. Sa queue était plus grosse que la mienne. Moi aussi ça m’a surpris au début, que ça ne me gêne pas. Tu vas pas me croire, mais la conclusion à laquelle j’en suis arrivé, et j’étais le premier étonné mais j’ai dû me rendre à l’évidence : on s’en fout de la chatte. On s’en fout. C’est pas la chatte qui fait la meuf.
– Sauf pour faire des enfants.
– Je te parle d’amour, là, je discute pas école maternelle.

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Le chaud et le froid

Bon bon bon… ça fait bien longtemps, mais du coup, ce qui est super, c’est que j’ai des choses à te raconter. Du bien et du moins bien, genre la vie.

C’est tellement la vie que j’ai même l’impression d’être un peu à l’aube de ma nouvelle vie, justement.

Je ne sais pas trop par où commencer alors on va la jouer chronologique : quand tu ne sais plus où tu habites, le mieux c’est de s’en remettre au temps qui passe. Rapport qu’il n’y a rien de plus inévitable.

Il y a quelques mois, on m’a appris que j’allais changer de rédaction au boulot. Il y a eu moult allers-retours et rebondissements me plongeant parfois dans des abîmes de perplexité et d’angoisse (il faut dire que j’ai un terrain propice), et puis finalement ça a été confirmé. J’étais triste de quitter le magazine pour lequel je travaillais mais j’arrivais quand même à voir le bon côté des choses parce qu’il y a deux-trois pénibles qui n’allaient pas me manquer.

Du tout.

Et puis je me suis dit aussi que c’était l’occasion pour moi d’arriver officiellement en tant que secrétaire de rédaction et de ne plus être perçue comme l’ancienne-gestionnaire-et-assistante-qui-est-devenue-SR-même-si-ça-n’a-rien-à-voir-et-c’est-pas-de-sa-faute-si-elle-sait-faire-les-trois.

SR, c’est un métier que je veux faire depuis un petit million d’années et je ne suis pas mécontente d’y être arrivée dans le secteur de la presse (et non pas de la comm, même si la différence n’est pas flagrante…)(moi je la vois : les articles sont un peu plus intéressants à lire dans la presse), en entrant par la petite porte qui plus est.

Mais qui dit petite porte dit sodomie assise plus fragile. Ajoute à ça le fait que j’ai toujours cru que j’étais une nouillasse de la lecture et de l’écriture – la faute à mon père et à son tropisme vers l’écrabouillement de ses filles –, et tu as une meuf qui cavale comme elle peut derrière sa légitimité.

Parallèlement à ça, tu sais, ya cette histoire de mon grand fiston diagnostiqué hyperzèbre il y a deux ans. Il a sauté une classe, j’ai lu tout ce que je pouvais lire sur ce type d’enfants et je ne peux pas nier qu’il y a quelques trucs qui m’ont parlé. À titre personnel, je veux dire.

Je me suis tâtée, genre je-vérifie-ou-je-vérifie-pas-en-même-temps-on-s’en-ouf-et-puis-imagine-t’y-vas-et-en-fait-non.

Mais mon grand rentre en sixième l’année prochaine et parfois je me tape des stress en repensant à mon adolescence et en imaginant, du coup, ce que pourrait être la sienne.

J’ai tergiversé et puis un jour ça m’a pris comme une envie de pisser, hop, j’ai appelé et j’ai pris rdv pour un bilan psychométrique. Me disant que si j’étais un peu zèbre moi-même, je pourrais me servir de ma grille de lecture pour aiguiller mon zébrillon dans cette période compliquée que sont les années de collège.

J’avais aussi conscience que si d’aventure j’étais atteinte de la même maladie que ma mère, jauger mon cerveau ne serait plus possible dans pas si longtemps que ça.

Alors j’y suis allée entre mon retour de vacances et la reprise du taf, relax mais un peu tremblante quand même.

Finalement… je suis bien la mère de mon fils ; nous avons un point d’écart.

J’en suis sortie soulagée, d’abord, de pouvoir donc me fier à mon expérience pour aider mon fiston. Et petit à petit, d’autres bénéfices sont venus se greffer à ce premier sentiment.

J’embauchais le lendemain dans ma nouvelle équipe, et je suis du coup arrivée forte de cette information sur mes capacités.

Avant je passais ma vie à me trouver soit très intelligente, soit très bête. Et surtout très inculte.

J’ai donc pu arriver dans ce nouveau poste en ne doutant plus. Enfin plus trop.

Mon beau-père et mon père ont souvent déploré que je n’aie pas « une meilleure situation professionnelle », argüant que si je m’étais donné un peu de mal, j’aurais pu être la reine d’Angleterre (comprendre : si t’avais pas fait ta feignasse, t’aurais pu avoir un salaire à cinq chiffres).

Mais moi je trouvais ma situation pas si mal, et même si j’aurais rien contre un salaire plus ronflant, je ne me suis jamais considérée comme une feignasse. Je ne vais pas prétendre que je suis une brute de travail mais j’ai quand même un petit sens de la volonté.

Puis je suis tombée sur un article expliquant que le niveau professionnel augmente en même temps que le QI. Autrement dit : plus on a un QI élevé, plus on occupe potentiellement un poste haut placé.

Ça vaut jusqu’à environ 133.

À 140, la proportion s’est réduite d’un tiers.

Passé 150, ça chute de 97 %.

Les très haut QI ne représentent que 3 % des professions dites « de haut niveau ».

Donc c’est pas de ma faute, monsieur le commissaire, mais celle de mon QI qui provoque d’une part une fragilité émotionnelle encombrante, d’autre part un frein à la compréhension de ce que je suis et surtout de comment je pense par la majorité de la population, a fortiori les patrons.

C’est un peu compliqué d’affirmer tout ça sans passer pour une meuf qui se la raconte, mais sache que si tu me lis, et surtout si tu captes le sens de ce que je dis en général sur ce blog, c’est que toi et moi avons probablement un écart  de QI de moins de 30 points (au-delà, la communication est généralement brouillée). C’est à dire que tu te situes bieeeeen à droite de la courbe de Gauss.

Donc toi-même, d’abord.

Et puis la vérité, c’est que le sentiment de fierté est quasi inexistant. Parce qu’il y a aussi une tonne d’inconvénients.

En attendant, mon chef a l’air content de moi ; c’était déjà le cas avant mais j’étais dans une rédaction où le service SR était réellement malmené par les fameux pénibles sus-cités. Dans mon nouveau chez-moi professionnel, c’est un service respecté.

Et ça change tout.

Putain ce billet part dans tous les sens, mais ça c’est pareil, la faute à la pensée en arborescence.

Tu vas me dire que pour l’instant je ne te raconte que du plutôt cool.

Alors je passe à la partie plus sombre. Encore que.

Tu le sais, ma mère est malade depuis de nombreuses années, une putain de démence fronto-temporale qui lui a piqué ses capacités cognitives.

Premiers symptômes légers il y a dix ans, premier gros bug il y a sept ans, placement il y a cinq ans. Elle ne savait déjà plus qui nous étions quand nous avons dû nous résoudre à la remettre entre les mains de professionnels.

J’ai passé la première année à faire comme si c’était digéré, ce qui m’a menée droit au naufrage fin 2011. J’ai dû admettre que ça me bouleversait.

Après son placement, j’ai passé une année à me dire qu’il fallait qu’elle meure vite ; c’était trop dur de la voir décliner, de la voir ne plus être ma mère.

J’ai fini par trouver un équilibre : un jour j’ai décidé de compter ce qui restait, plutôt que ce qui avait disparu. La balance penchait du mauvais côté mais je savais – les médecins étaient formels, il n’y avait aucun espoir – que ça ne ferait qu’empirer.

Plusieurs personnes de ma génération ont perdu un de leurs parents au même moment, et je me répétais constamment que contrairement à eux, je pouvais encore profiter de la chaleur de ma mère, puisque son corps était encore à plus ou moins 37°.

Alors je me suis accrochée à ses beaux yeux bleus qui me transperçaient à chaque visite, aux câlins que je lui faisais, aux petits bisous que j’arrivais parfois à arracher, aux battements de son cœur, à sa peau douce et chaude.

Et puis il y a deux semaines, ça a commencé à se compliquer.

Son état a empiré d’un coup et nous avons compris que le temps s’était accéléré, qu’il s’agissait de jours et non plus d’années.

Je me suis mise à écouter frénétiquement la même chanson, je l’ai même fait écouter à ma petite mère endormie et recroquevillée quand j’ai été la visiter plus tôt que prévu, sait-on jamais.

Je lui ai chuchoté tout ce que j’avais à lui dire, mon amour indéfectible, ma gratitude, à quel point elle avait compté pour moi.

Je me suis allongée dans son lit à côté d’elle et je l’ai enlacée comme si elle était mon bébé.

J’ai pris ma dose d’elle en me préparant à ce que cet état dure quelques semaines, comme on nous avait dit que c’était possible.

Elle est morte trois jours après.

Paisiblement, nous a-t-on dit.

La chanson ne m’a plus quittée.

Nous sommes allés la voir le lendemain, elle était belle. Mais ce qui m’a le plus glacée, c’est la froideur de son corps… J’avais donc bien fait de jouir de la chaleur maternelle autant que possible.

J’ai décidé de la faire envelopper nue dans un beau tissu bleu ; l’habiller me paraissait aussi incongru que ces bébés de quelques semaines vêtus d’un costard. Et puis d’abord, c’était une meuf à poil, une hippie qui m’avait mise au monde dans une communauté de féministes pour la plupart lesbiennes qui vendangeaient dans le plus simple appareil, une femme qui se fichait bien de l’étiquette.

Regarde la beauté

J’ai passé cinq jours à me noyer sous la paperasserie et la logistique des obsèques et j’ai pensé à tous ceux qui avaient perdu un proche brutalement et qui devaient se coltiner tout ça malgré le choc – nous au moins étions un peu préparés.

Étonnamment, alors que depuis que je suis mère je n’arrête pas de faire des lapsus en disant « mort » à la place de « né » et « enterrement » à la place de « accouchement », je me suis mise à dire « acte de naissance » au lieu de « acte de décès » et « tenue de grossesse » au lieu de « tenue d’enterrement »… va comprendre les mystères du cerveau.

De toutes les façons, je suis flottante, comme si mes neurones ne se touchaient plus suffisamment pour agir efficacement.

La cérémonie était avant-hier, le soleil brillait, c’était une belle journée pour dire au revoir. J’ai pu mettre ma musique-obsession.

En rentrant chez moi, après avoir bu un coup avec les copains et une partie de la famille, une fois seule dans mon appartement, j’ai décompressé.

J’ai remis la chanson, fort. Très fort.

Et, ce que je ne fais jamais – je n’ai pas le réflexe du cri libérateur –, je l’ai chantée à tue-tête. Deux fois. Même si parfois, souvent, ma voix se brisait.

J’ai craché une bonne partie de mon chagrin ainsi.

Depuis, j’ai repris le boulot, soulagée que tout ça soit passé, ma tristesse en bandoulière mais aussi ma conviction qu’elle a eu la meilleure fin possible dans une telle situation, que je ne lui souhaitais pas cinq ans de plus ainsi, et que j’étais diablement heureuse de l’avoir eue pour mère pendant trente ans.

Je peux maintenant me consacrer à chérir le souvenir de ma maman d’avant, tant de belles choses remontent que c’en est bouleversant.

Et je continue à m’abreuver plusieurs fois par jour des émotions que suscite en moi la transe musicale poignante et accidentée de Mrs Simone, qui me donne envie de pleurer, de rire, de danser et de crier.

 

 

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Pôle nord et tropique du cancer

Voilà ce qu’on appelle un titre fourre-tout.

C’est ainsi… quand on écrit trop rarement (pour toute réclamation, adresse-toi au grand capitalisme, mais surtout à ma progéniture)(et sache qu’en vrai ça me manque), on veut tout dire au moment du billet saisonnier et on n’arrive plus à trier le bon grain de l’ivraie.

Donc là, en vrac, je voudrais te parler nord, pole, cancer et tropicalité. Avoue que le titre fait sens, du coup.

Alors d’abord, il y a un âge pour tout.

Il y a l’âge où tes copains (ou toi si tu es plus rapide qu’eux) commencent à bosser les uns après les autres à quelques exceptions près. Se maquent avec leur moitié de l’instant T. Puis l’âge du premier appart’ commun, celui du mariage et/ou du premier gosse. Vient le temps du petit deuxième, éventuellement. Puis la première séparation. Il y a un âge, aussi, où tes amis (ou toi…) perdent d’une façon ou d’une autre l’un de leurs parent, voire les deux. Il y a parfois ensuite ce moment des secondes rencontres, avec option famille recomposée et même petit troisième/cinquième pour les plus fous.

La vie qui passe…

Comme je nourris un rapport complexe avec le temps (les dates, les âges ou les durées symboliques, dans le passé, le présent et l’avenir), et alors que je n’ai aucun problème (pour le moment) avec mon inexorable avancée vers le crématorium (j’essaye de marcher lentement), ça fait quelques années que, mi pour rire mi pour me préparer, je dis régulièrement à mes potes qu’on arrive à l’âge où les premiers cancers vont se déclarer…

Totalement terre-à-terre, je suis l’antithèse de la superstition et je ne crois pas une seconde que ça nous a porté la poisse. Ni que j’ai la vision.

C’est juste statistique.

D’ailleurs, à ma connaissance, je n’ai pas encore de cancer. Et je mise beaucoup sur mon patrimoine génétique (un père, une mère, zéro cancer) pour qu’on ne m’en diagnostique jamais, ou alors au moment où je n’aurai plus assez de synapses valides pour m’en apercevoir (de ce côté là, je suis génétiquement moins bien barrée).

Mais voilà, en six mois, j’ai appris les cancers de quatre personnes chères à mon cœur. Deux seins agressifs, un poumon pas plus sympa et, petit dernier a être arrivé jusqu’à mes oreilles au gré de retrouvailles qui m’ont fait chaud au cœur, un pancréas possiblement pas trop méchant.

Un homme, trois femmes, entre 37 et 41 ans, quatre conjoints et huit enfants impactés.

Raide.

Ça fait chier la bite, même.

Mais comme il n’y a pas mille choses de plus à dire sur le sujet (à part que je croise tous mes putain de doigts pour que tout rentre dans l’ordre pour tout le monde le plus vite possible et de façon durable)(on va tous crever, mais là c’est trop tôt), ben… ça ne faisait pas un billet.

J’aurais aussi pu ne pas en parler du tout, tu me diras, mais va savoir pourquoi, ça m’occupe pas mal l’esprit.

T’aime bien quand je plombe l’ambiance ? Sorry ma caille, moi-même j’aurais préféré parler langue de belle-mère et cotillons.

Je te parlerais bien pole tout de suite, d’ailleurs, histoire de basculer dans un registre plus joyeux, mais vu que je ne vais pas répéter indéfiniment que c’est dur, douloureux et que du coup chaque progrès est superjouissif, je vais me contenter de te balancer quelques tofs en bas de ce texte. Et à part une épaule qui merdoie sérieusement (mon corps de jeunette plus si jeune n’a pas supporté une semaine intensive – dix-huit heures de barre en sept jours –, aujourd’hui j’ai un tendon qui hurle rien qu’en enfilant ma culotte)(je suis une fille en culotte)(même pour dormir) et donc une rééducation à base d’ultrasons et de popopopo, je suis toujours aussi passionnée (ce qui implique que je retrouve l’usage de cette foutue épaule rapidement)(j’ai un stage à Barcelone avec mon mec dans quinze jours…).

Du coup, je vais passer au nord et aux tropiques. Parce que ça cause du même truc.

Le nord, donc. Toi même tu sais que je travaille dur à le trouver, l’apprivoiser depuis peu… pour mieux le perdre.

Et ma foi, c’est un chemin fort plaisant.

D’autant plus qu’il s’ouvre en moi sur le tard, et je continue à le penser : il ne faut jamais précipiter les choses en matière d’alpinisme.

Ce que je ne sais pas encore, par contre, c’est à quel moment j’expliquerai ce principe à mes enfants. Je veux dire… avant ou après leur avoir dévoilé l’une de mes principales devises : Jamais la tête et la bite sur la même photo – d’ailleurs je devrais dire « sur la même story » histoire de montrer au monde que je suis au courant qu’on est en 2017 ?

Si, ils doivent l’entendre ! Il parait que de nos jours, des meufs de 12 piges envoient des photos de leur… hmmmm… appelons un chat un chat, à des mecs de 15 piges qui ne sont même pas leur official !!!

Comment ça, c’est pas à moi de leur dire ?

Mais alors qui va leur parler de cela avec bienveillance, humour et précision, hein ?

Sérieusement, ça me soucie.

Il faut que j’y réfléchisse vite, parce que dans deux minutes le grand rentre au collège, l’endroit de tous les égarements digitaux.

À mon époque, c’était dans le sens « doigt ».
Maintenant, apparemment, c’est aussi dans le sens « snapchat ».

Parenthèse refermée.

Le nord et moi, donc, on est en train de devenir assez pote.
Mais je viens de découvrir un truc ENCORE MIEUX QUE LE NORD.

Pour. De. Vrai.

D’ailleurs, je dois rendre à César – aka my lovely lovely loverboy – ce qui lui appartient : c’est en fait lui qui m’a fait découvrir cette facette-là de ma personnalité.

(Merci mon amour)

Parmi tous ses insupportables défauts, l’homme en a un particulièrement horripilant : il adore me masser.

Ouais je sais. In. Fer. Nal !

En plus, je le soupçonne de faire ça uniquement pour se muscler les doigts dans mon dos, et progresser sur la barre (ça aide grave pour défier la gravité).

Mais bon, comme je suis hyper sympa, quand il me propose d’huiler mon corps, m’imposant de me tenir une heure durant dans la difficile position dite de la larve-sur-le-ventre, j’accepte.

Je ne suis que pure bonté.

Et donc il promène ses mains caleuses (la barre, toujours… moi-même on pourrait croire que je passe mes journées à coulisser vu la corne que j’ai sur les paumes et la pulpe) sur ma peau glissante, de la racine des cheveux au bout des orteils. D’abord ma nuque (elle le rend fou), mes épaules, les nerfs coincés sous mes omoplates qu’il laboure pour mieux dénouer les nœuds.

Petit à petit, il descend le long de ma colonne, vertèbre après vertèbre, déborde sur mes flancs, atterrit sur mes reins…

Atteint mon sacré sacrum et malaxe mes fesses, pétrit toute la partie charnue comme un boulanger ses miches de pain, enfonce ses doigts dans mon gras, fait rouler mes fossettes et, surtout, se focalise sur le haut de mon cul, le sommet de mes muscles. Juste à droite et à gauche de mon coccyx.

Je dois te l’avouer, à ce moment-là, je suis comme ces vieux clébards qui se dandinent l’air heureux et confus quand on flatte leur croupe le pouce et l’index de part et d’autre du bas de leur épine dorsale. J’en gémis, littéralement. Pas comme un orgasme, néanmoins une sensation exquise, un soulagement divin, un plaisir non sexuel mais absolument délicieux.

Alors comme mon amoureux est loin d’être idiot, un jour de doggy style joyeux, il s’est mis à conjuguer la danse de son sexe et le ballet de ses mains juste en dessous de mes reins.

J’ai senti mes bulbes vestibulaires se gonfler de vanité, et toutes les connexions nerveuses s’activer dans mon arrière-train. Une sorte de bouillonnement d’émotions physiques, comme si d’un coup mon clitoris occupait tout l’espace entre ma taille et mes cuisses.

Et alors qu’un orgasme sud-nord, tout aussi succulent soit-il, monte en flèche, explose et redescend presqu’aussi vite, tel un wagonnet de petites montagnes russes, mes nouvelles jouissances plus orientées nord-est-nord-ouest sont plus lentes à gravir les échelons du plaisir, mais inéluctables, comme un départ de feu d’artifice puis une explosion tous deux filmés au ralenti, extase tridimensionnel, rond et plein qui s’épanouit lentement et merveilleusement dans tout mon corps bercé par mon souffle coupé.

Un râle qui duuuuuuuure.

Un feu qui me comble et me consume en étirant les secondes.

Un orgasme à rebond qui sème des spasmes pendant plusieurs minutes.

Ça a l’air mièvre, comme ça, bien loin des explorations en profondeur, mais c’est un délice dont j’ai maintenant du mal à me passer. L’essence même de la volupté.

Tout ça avec juste quelques doigts même pas planqués.

Avis aux hommes : seriously, essayez !

Et pour clore ce billet… les photos promises.

Tu comprends mieux pour les bleus et les épaules ?

 

 

 

 

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Point barre

La vérité, je publie ce billet juste parce que le titre me fait marrer.

Ouais, je suis bon public, même avec moi-même.

Et aussi pour me la péter un peu. Rapport que c’est un sport difficile et que, comme je l’ai déjà dit, chaque progrès est le fruit de ta transpiration et de ta résistance à la douleur.

La barre, donc.

Je sais que tu meurs d’envie de me faire la blague de la barre de faire, mais sache que tu n’es pas le premier.

Je suis loin du compte, mais j’avance, malgré les articulations meurtries, la peau bleutée et les muscles qui tétanisent.

Alors je te montre mes nouvelles photos.

Tadaaaaaaam.

(Attention, Donald Trump se cache dans cette série)

T’inquiète, je ne vais pas te saouler toutes les deux minutes avec ça. Mais je te montrerai quand même mes avancées de temps à autre parce que la fiertééééééééé.

Bisous.

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Subway

Je prends le métro depuis que je suis toute petite. Une mère à Strasbourg-Saint-Denis, un père au cœur de Pigalle, une école à Beaubourg. Dès mes 7 ans et des brouettes, je faisais les différents trajets seule, pour basculer d’une vie à l’autre, aller à l’école ou au conservatoire, changeant à Barbès-la-mal-famée quand la nuit était déjà tombée en hiver, fascinée par le Louxor alors en ruine. Je pouvais énumérer les stations de toutes les lignes que j’utilisais de mémoire, à l’endroit et à l’envers, collectionnais les tickets chics et chocs, connaissais les tunnels comme ma poche.

J’adorais ça. Le métro était un peu ma troisième maison (j’en avais déjà deux, garde alternée oblige), et surtout le symbole absolu de ma liberté de petite fille débrouillarde et autonome.

J’aime le métro depuis toujours, et je sais que même si j’avais deux voitures, trois motos et un hélicoptère (Ah si j’étais richeuh, nanana nana nana nana), j’aurais aussi une carte Orange (je te parle d’un temps que les moins de 20 ans…)(ne connaissant donc pas la chanson originale).

Alors quand j’ai rencontré mon amour d’aujourd’hui, j’ai adoré l’idée qu’il possède toutes les clés du métro – il est technicien RATP.

Aucun couloir, même interdit au public, placard, local ou ascenseur ne résiste à son trousseau lourd, bruyant, contenant peut-être cinquante clés de tailles, couleurs et formes différentes.

Cela ouvre une foultitude de possibilités. Surtout quand on est séparés une semaine sur deux.

La première fois que nous avons fait l’amour souterrain, nous étions à Charles-de-Gaulle, dans une salle de repos du personnel. C’était au milieu de notre semaine loin l’un de l’autre et nous avions une demi-heure pour agir avant de retourner chacun dans nos foyers de parent seul avec enfants.

En quelque vingt-quatre minutes, nous avons créé deux orgasmes simultanés… et deux enfants. Simultanés aussi.

Tu sais bien ce que ça a donné. C’était triste, mais intense, mais triste.

Et à chaque réveil nocturne – c’est-à-dire toutes les putain de nuits, souvent plusieurs fois –, je me dis que nous avons eu raison d’entendre raison.

La seconde fois, c’était aussi près de mon travail. Dans une sorte de grand placard, ceux qui sont au milieu des quais de métro et sur la porte desquels est affiché un homme foudroyé en noir sur jaune. Je lui ai demandé s’il n’y avait aucun risque électrique, consciente du feu qui brûlait en moi et des étincelles dont nous étions capables quand nous nous sautions dessus. Il m’a rassurée, et comme il est électricien, je l’ai cru.

Dix-sept minutes plus tard, le rose aux joues, nous sortions du placard malgré un rapport très hétérosexuel, sous l’œil médusé des usagers de la RATP attendant la rame à une heure de pointe.

Trois semaines plus tard, j’apprenais que le métro me rendait décidément très féconde, puisque j’étais à nouveau enceinte. D’un enfant et demi, le demi ayant eu plus tard la gentillesse de s’effacer afin de ne pas me jouer la même mauvaise blague.

Cinq mois plus tard, l’espoir d’une fille après quatre garçons devenait réalité, et nous avons sérieusement envisagé d’appeler la future nouvelle Courcelles. Ou Zazie.

Mais finalement non.

Et puis elle est née, et puis le temps s’est encore plus ratatiné, et la course du quotidien conjuguée aux horaires de crèches inextensibles a réduit drastiquement les possibilités de créneaux de tête-à-tête et tête-à-queue.

Et la chambre à coucher est redevenu le lieu principal de nos ébats. Entre 21h48 et 22h12 quand ma fatigue ne prend pas le dessus. Parfois entre 8h57 et 9h23 quand je ne suis pas trop en retard au boulot. Mais plus jamais dans le métro.

Jusqu’à samedi dernier.

Nos emplois du temps ne s’accordaient pas, travail du week-end pour monsieur, bouclage pour moi, des enfants malades, des nuits encore plus hachées que d’habitude, et les jours passaient sans que nous puissions nous étreindre et nous renifler.

Nous revenions d’un cours de pole (notre messe hebdomadaire et sacrée), je devais récupérer ma marmaille confiée aux bons soins de ma sœur, il devait embaucher jusqu’au soir et le week-end déjà entamé n’était qu’une succession de contraintes.

Alors entre deux RER, j’ai soumis l’idée à mon homme.

Il a vérifié qu’il était bien détenteur des clés.

A souris.

M’a attrapé la main et conduite devant une porte à peine dérobée.

A ouvert la porte d’une main et m’a entrainée dans un petit local où trônait une chaise en bois et quelques objets indéfinissables.

Nous nous sommes assurés que tout était bien verrouillé et avons commencé à nous embrasser. Conscient que le temps était compté mais désireux de savourer chaque seconde de cette parenthèse souterraine et enchantée.

Après quelques poignants collés-serrés, il m’a justement empoignée, pendant que j’ôtais tant bien que mal une jambe de mon futal.

J’aime la liberté de mouvements. Même coincée sur une chaise.

Je l’ai saisi d’une main, pour le faire sourire, gémir et parfaire son éclosion. J’ai humecté mes phalanges libres pour œuvrer à mon ouverture, il a fait de même, huilant autant que possible notre impact imminent, puis il m’a retournée et s’est collé à moi.

Un genou sur l’assise, l’autre sur le dossier, apprentie funambule à l’équilibre précaire, je l’ai senti me combler, et j’ai ri et lui aussi.

Les pas des promeneurs résonnaient presque au rythme de notre ballet.

D’une main je me tenais, de l’autre je me travaillais, quand les siennes m’agrippaient ou me fessaient, claquements noyés dans le brouhaha parisien.

Je montais, montais, mais ma position acrobatique tendait à freiner mon ascension, à me maintenir au bord de l’explosion. Je devais rester concentrée, et ça plafonnait mon plaisir.

Alors il a choisi l’efficacité, le petit coup de pouce qui, même bancale, permet de lâcher les vannes.

Mon orgasme est arrivé sans entrave, provoquant le sien dans la foulée.

Nous avons encore ri, sommes restés ainsi unis, épris.

Avons retrouvé une agréable verticalité.

Nous sommes embrassés.

Rhabillés.

Puis nous sommes sortis de notre cachette et juste avant de le quitter, j’ai fait un petit coucou à la caméra braquée sur la porte.

Mais cette fois-ci, normalement, nous ne devrions pas agrandir notre famille.

Sinon je porte plainte contre le chirurgien vasectomieur.

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Sexologie de zèbre

fessee

Nous nous régalions d’un bon steak-haricots verts (depuis que je me la joue riche en achetant ma viande chez le boucher – quitte à en prendre moins et moins souvent – et mes légumes chez le maraîcher, mes garçons sont beaucoup moins relous à nourrir)(c’est toujours une bataille de moins) à la veille du départ en classe de neige du grand, petit veinard de 8 ans et demi, drôle de zèbre épris de connaissances en tout genre (je m’en doutais, c’est désormais avéré, pour le meilleur et pour le pire)(car il y a des deux)(enfin disons un peu de fierté mais surtout beaucoup d’inquiétude)(contrairement à ce que les gens pensent)(je dirais un rapport de 20-80)(beaucoup d’inquiétude, donc…) :

– « Maman, c’est quoi, déjà, une érection ?
– C’est quand tu as le zizi qui durcit, mon cœur. Pourquoi cette question ?
– C’est dans le Titeuf que tu m’as offert à Noël. C’est trop drôle, il demande la signification de plein de mots aux adultes et tout le monde lui répond : “Tu comprendras plus tard…” Ça le rend dingue.
– Tant mieux si ça te plait. Mais tu le savais déjà, non ?
– Oui, tu me l’avais expliqué il y a longtemps mais j’étais plus sûr. D’ailleurs, tu sais quand je te disais que toucher mon gland ça me faisait une sensation étrange, presque une douleur, comme si on me tripotait l’intérieur du corps, et que tu me répondais que j’allais sûrement trouver ça agréable un jour… ben ça y est ! J’aime bien ! Et ça rend mon zizi tout dur.
– Aaaah tu vois, c’est chouette, du plaisir à portée de main ! Mais n’oublie pas, on fait ça tranquillement dans son coin et pas devant tout le monde. »

La main bien calée dans le slip :
– « Oui oui, je sais, je sais…
– … Donc ta main.
– Ah oui ! Et c’est quoi un avortement ?
– Hmmmm… C’est quand une femme a un bébé dans le ventre, qu’il est encore tout petit mais qu’elle ne peut pas ou ne veut pas le garder. Elle peut décider de l’enlever de son ventre avant qu’il ne grandisse. En France en tous les cas. Ça s’appelle un avortement.
– Pourquoi elle voudrait pas le garder ??
– Parce que parfois la vie fait que ça n’est pas le bon moment.
– …?
– Oui, ça arrive, malheureusement.
– Ben dans ce cas il faut mettre une capÔte, non ?
– Absolument. Les capotes, ou préservatifs, empêchent une grossesse et protègent de certaines maladies qui peuvent s’attraper en faisant l’amour. La plupart de temps, ça marche très bien. Mais parfois, non. Il peut y avoir un minuscule trou, par exemple, et alors… »

Hilare :
– « Ah ouais, Titeuf à un moment il veut une petite sœur, alors il perce les capotes de ses parents.
– Du coup les spermatozoïdes peuvent se faufiler et féconder l’ovule de la femme, mais bon, c’est pas hyper cool. C’est mieux d’avoir un enfant quand on en a envie et quand on est prêt. »

J’ai craint qu’il me demande si j’avais avorté. Non pas que j’en ai honte ou quoi que ce soit de ce genre. Je pense même (et ça n’engage que moi) que je dirai la vérité à mes enfants s’ils me questionnent un jour. En essayant de trouver les mots qu’il faut en fonction de leur âge. Je me souviens très bien d’une période, quand j’avais 8 ans, où ma mère semblait soucieuse et triste comme les pierres. Je ne savais pas comment la soulager de sa peine, incapable de deviner ce qui lui arrivait. Les doutes sont venus quelques années plus tard, quand j’étais adolescente, et sa réticence à répondre à ma question frontale les a plus ou moins levé. Ce n’est qu’à mes 24 ans, quand j’ai dû à mon tour prendre cette douloureuse décision, qu’elle m’a raconté. Son premier avortement, au même âge, après avoir vomi une de ses pilules, alors que c’était illégal – donc aiguille à tricoter et tout le toutim –, et celui à 36 ans, car mon beau-père menaçait de se barrer – je crois bien qu’elle lui a inconsciemment fait payer durant les deux décennies suivantes, avant de tomber malade.

Non, j’ai eu (un peu) peur que mon fils me pose la question car je le sais très émotif et capable d’être profondément attristé par une telle information : quand je lui ai annoncé ma dernière grossesse, alors qu’il était fou de joie et plein d’interrogations, je lui ai montré une petite animation retraçant l’évolution du foetus. Celle-ci commençait par une foule de spermatozoïdes cavalant comme des dingues dans les trompes de Fallope, jouant de la flagelle et prêts à tout pour arriver le premier. Mon fils savait parfaitement qu’ils se comptaient par millions face à un unique ovule (merci Il était une fois la vie), mais les voir concrètement se faire recaler et errer sans but l’a fait fondre en larmes : « Mais qu’est-ce qu’ils deviennent, tous les autres ? Ils meurent ? On les enterre ?? »

Les zèbres sont souvent extrêmement sensibles.
J’ai un peu ramé pour le consoler.

Mais il ne m’a pas demandé.

Non…

Il a enchaîné sur une nouvelle question :

– « Et aussi, ça veut dire quoi sado-maSSo ? »

Heureusement, un coup de fil de son père l’a empêché de me demander si j’en étais.

Parce que j’aurais été obligée de lui dire que ça ne le regarde pas – ce dont je suis convaincue, même si cette réponse est aux antipodes de ce que mon naturel me ferait lui répondre si je ne me bridais pas – et qu’il en aurait automatiquement déduit que ça voulait dire oui, alors qu’en vérité, pas franchement (j’aime juste bien bien bien le sexe un peu rough). Ça ne fait de moi ni une meilleure ni une moins bonne personne, mais j’ai peur qu’il soit un peu jeune pour philosopher sur ce dernier point. D’ailleurs, je doute que ma piteuse explication à base de fessées qu’on aime parfois recevoir l’ait vraiment éclairé. Rapport qu’elle était forcément réductrice : je me voyais mal commencer à lui causer fouet et cagoule en latex. 

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Alleluia

Alleluia, Noël est passé !

Et aussi…

Les jours rallongent.

Dans 41 jours je me casse à la montagne avec mon amoureux et UN SEUL ENFANT. Je répète : un seul enfant ! On largue les quatre garçons en colo parce que toi même tu sais que les mômes + la neige + les mille paires de ski à porter + l’envie de faire caca quand on est tout habillé alors que le cours commence dans 3 minutes + le vomi parce que la route ça tourne + les embrouilles de pokémon + tout le reste = l’enfer pour les parents.
(je tiens à remercier très chaleureusement la RATP)(et j’adore mes enfants)

Ma fille a VRAIMENT dormi cette nuit, première fois depuis juillet, j’ai presque envie de pleurer de joie (surtout ne pas crier victoire trop vite, ça pourrait effrayer la bête).

Je ne suis pas enceinte. J’ai attendu des jours et des jours que mes putain de règles arrivent, j’ai atteint une durée de cycle absolument dingue pour la meuf à cycle court que je suis (six semaines, le double de ma normalité), j’ai fait deux tests de grossesse en me disant que c’était con que mon mec ait fait une vasectomie s’il suffisait d’un plan à trois avec capote pour me coller quand même un polichinelle dans le tiroir (que je n’aurai pas gardé, merci – enfin je crois –, mais ça m’aurait bien foutu les boules de devoir prendre ce genre de décision), pour finalement faire la danse de la joie quand le sang est arrivé. Entre temps, je crois que j’ai compris là où ça avait coincé : pendant cette période, j’ai allaité bien plus que d’habitude puisque la fillette était malade, sous cortisone c’est-à-dire sous coke c’est-à-dire complètement guedin à une heure du matin (et aussi à 2, 3, 5, 6, bref all night long)(comment ça je t’ai mis la chanson dans la tête ??), et ces conneries ça peut bloquer l’ovulation et donc tout ce qui s’ensuit. Soulagée je suis.
(et oui ! j’allaite encore, même si dans nos contrées occidentales c’est décidément considéré comme un truc de mère abusive au-delà de trois mois)(en attendant j’ai des seins et j’emmerde ceux que ça chiffonne)(noméoh !)

J’ai retrouvé mon poids de jeune fille avec des muscles en plus.

J’ai acquis un téléphone avec de la mémoire rapport qu’avec 8 gigots, tu dois effacer un truc dès que tu veux prendre une tof, et c’est relou.

La résultante de ces deux derniers trucs, c’est que je vais enfin pouvoir te montrer…

Tin tin tiiiiiiin…

Le suspens de malaaaade…

Ya un peu de cul dedans, t’inquiète.

Mais surtout de la sueur et cinquante nuances de bleus.

Ca y est tu captes que tu vas être un peu déçu ?

Allez j’arrêêêête.

Tadaaaaaam !

Mes progrès en pole.

J’ai bien le droit de me la raconter vu ce que j’ai trimé.

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Tu m’aurais dit en mai dernier, quand j’ai VRAIMENT commencé le pole technique alors que je n’avais plus l’ombre d’un abdo et qu’il me semblait totalement inconcevable de soulever mon cul en ne m’aidant que de mes petits bras frêles, que j’arriverai un jour à être fière de quelques figures, je ne t’aurais pas cru.
Comme quoi, le travail ça paye. Même si ya encore beaucoup de chemin.

Voilà, c’était ma minute personnal branling et encore, t’as du bol, mes vidéos ne sont pas encore assez clean pour que je te les colle ici. Mais d’ici peu, j’espère, si mon corps me fait l’honneur d’être gracieux jusqu’au bout des orteils…

 

 

Et la bonne nouvelle c’est que vu que 1) je ne suis pas trop fatiguée, 2) je ne suis pas enceinte, 3) je me sens à nouveau un peu jolie et tonique, 4) mon homme est toujours l’homme qu’il me fallait et l’amour encore diablement là… je risque d’avoir des nouveaux trucs à raconter dans quelques temps, un peu plus en rapport avec la ligne éditoriale de ce blog. Quoiqu’aujourd’hui j’ai causé sang et lait maternel, j’ai quand même honoré les deux tiers du contrat. Bisous et à vite !

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